_Le roi du drum_ raconte l'histoire d'un héros populaire de l’est de Montréal, Guy Nadon, musicien de jazz autodidacte doué dont le seul malheur est d’être né au Québec dans les années 30. Artiste marginalisé, souvent incompris et rarement appuyé, Guy Nadon a plutôt persisté à faire germer son imaginaire de percussionniste et de fantaisiste, sans jamais quitter son quartier. Film inclassable, portrait profondément humain, ce documentaire fignolé comme une fiction et traité avec autant de folie que son personnage, est aussi un film sur l’est de Montréal, sur ses gens simples et sincères qui ont l’espoir.
| Réalisateur | Serge Giguère |
| Acteur | Christine Chevarie |
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C’est l’histoire d’un petit gars de l’est de Montréal qui tapoche des cannes avec des barreaux de chaise et qui devient tellement rapide qu’il en fait un métier : batteur. Lorsque Serge Giguère pose son regard sur un être humain, on est certain de ressentir un attachement sincère et incomparable pour le protagoniste. Ce film sur Guy Nadon en est un magnifique exemple.
À l’instar de son documentaire de 1986 sur le chanteur du Rapide blanc, Oscar Thiffault, Serge Giguère nous présente un personnage porté par le rêve, la passion pour la musique et la modestie. La modestie de ceux qui ont un talent spectaculaire et qui attendent le bus pour aller à la quincaillerie.
On ressent tout au long du film le petit garçon qu’était, et qu’est toujours, Ti-Guy Nadon. Dans les mises en scène loufoques, poétiques et savoureuses propres au cinéma de Giguère, dans le retour sur les lieux significatifs de la jeunesse de Guy Nadon, dans tous les moments qui soulignent l’humour de ce dernier. Pour toutes sortes de raisons, il n’a peut-être pas atteint les sommets réservés aux passionné·e·s et aux doué·e·s de son genre, mais il a la grâce rare d’être resté lui-même.
Le tournage en pellicule donne toute sa richesse à la prise de vue fluide et au personnage de Guy-la-canisse. Je vous mets au défi de résister à la vague de tendresse et d’amusement que provoque ce documentaire de Serge Giguère qui, une fois de plus, rend hommage aux petites gens, les véritables grand·e·s de ce monde.
Christine Chevarie
Cinéaste

C’est l’histoire d’un petit gars de l’est de Montréal qui tapoche des cannes avec des barreaux de chaise et qui devient tellement rapide qu’il en fait un métier : batteur. Lorsque Serge Giguère pose son regard sur un être humain, on est certain de ressentir un attachement sincère et incomparable pour le protagoniste. Ce film sur Guy Nadon en est un magnifique exemple.
À l’instar de son documentaire de 1986 sur le chanteur du Rapide blanc, Oscar Thiffault, Serge Giguère nous présente un personnage porté par le rêve, la passion pour la musique et la modestie. La modestie de ceux qui ont un talent spectaculaire et qui attendent le bus pour aller à la quincaillerie.
On ressent tout au long du film le petit garçon qu’était, et qu’est toujours, Ti-Guy Nadon. Dans les mises en scène loufoques, poétiques et savoureuses propres au cinéma de Giguère, dans le retour sur les lieux significatifs de la jeunesse de Guy Nadon, dans tous les moments qui soulignent l’humour de ce dernier. Pour toutes sortes de raisons, il n’a peut-être pas atteint les sommets réservés aux passionné·e·s et aux doué·e·s de son genre, mais il a la grâce rare d’être resté lui-même.
Le tournage en pellicule donne toute sa richesse à la prise de vue fluide et au personnage de Guy-la-canisse. Je vous mets au défi de résister à la vague de tendresse et d’amusement que provoque ce documentaire de Serge Giguère qui, une fois de plus, rend hommage aux petites gens, les véritables grand·e·s de ce monde.
Christine Chevarie
Cinéaste
Français