Rose G. Lévesque, poète et peintre bientôt nonagénaire, a peint les paysages de sa vie sur les murs de sa maison pour en faire un musée.
| Réalisateur | Axel Robin |
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Il y a des maisons qu'on habite, où l'on range ses souvenirs dans des tiroirs, où l'on ferme la porte sur le monde. Et il y a celle de Rose G. Lévesque. Les coups de pinceau s'y sont promenés partout : chaque mur, peint de sa main, héberge un souvenir. Sa maison, peu à peu, s'est transformée en musée intime de toute une vie, offerte à qui veut bien la regarder.
Mes murs-mémoire aurait pu être un simple portrait. Axel Robin en fait autre chose. En laissant l'animation se glisser dans le réel, iel trouve une façon inédite d'habiter l'univers de Rose. Comme si la caméra, elle aussi, apprenait à peindre.
On y retrouve une sincérité désarmante, une inventivité formelle et un personnage qu'on quitte à regret. Rose est une artiste qu'on écoute, qu’on admire et qu'on regarde vieillir avec une tendresse rare. Il y a chez elle une urgence presque fébrile à tout peindre, comme si rien ne devait échapper au mur.
Le film pose une question simple et immense : et si l'on ne rendait pas le vécu tangible, que resterait-il de nous? À voir, si vous croyez que certains souvenirs méritent plus qu'un tiroir.
Lamia Chraibi
Cinéaste et membre du jury du Festival Émergence 2025

Il y a des maisons qu'on habite, où l'on range ses souvenirs dans des tiroirs, où l'on ferme la porte sur le monde. Et il y a celle de Rose G. Lévesque. Les coups de pinceau s'y sont promenés partout : chaque mur, peint de sa main, héberge un souvenir. Sa maison, peu à peu, s'est transformée en musée intime de toute une vie, offerte à qui veut bien la regarder.
Mes murs-mémoire aurait pu être un simple portrait. Axel Robin en fait autre chose. En laissant l'animation se glisser dans le réel, iel trouve une façon inédite d'habiter l'univers de Rose. Comme si la caméra, elle aussi, apprenait à peindre.
On y retrouve une sincérité désarmante, une inventivité formelle et un personnage qu'on quitte à regret. Rose est une artiste qu'on écoute, qu’on admire et qu'on regarde vieillir avec une tendresse rare. Il y a chez elle une urgence presque fébrile à tout peindre, comme si rien ne devait échapper au mur.
Le film pose une question simple et immense : et si l'on ne rendait pas le vécu tangible, que resterait-il de nous? À voir, si vous croyez que certains souvenirs méritent plus qu'un tiroir.
Lamia Chraibi
Cinéaste et membre du jury du Festival Émergence 2025
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