Filmé à Noël dans un pensionnat du Nord de l’Ontario, ce premier court métrage d’Alanis Obomsawin se compose entièrement de dessins et d’histoires racontées par de jeunes Cris. Le film donne la parole aux nombreux enfants forcés de fréquenter cet établissement, nous permettant de découvrir leur beauté et leur résilience.
| Réalisateurs | Alanis Obomsawin, Alanis Obomsawin |
| Acteurs | Naomie Décarie-Daigneault, Naomie Décarie-Daigneault |
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En octobre 2024, la Musée d’art contemporain de Montréal présentait une première exposition rétrospective consacrée à l’immense Alanis Obomsawin au Québec. Le titre de l’exposition? Les enfants doivent entendre une autre histoire.
Toute sa vie durant, l’artiste – chanteuse, cinéaste, poète, artiste visuelle – n’a eu cesse de faire entendre les récits autochtones, mais encore davantage ceux des enfants. Et cet attachement profond, viscéral, est visible dès son tout premier film, Christmas at Moose Factory.
Avec subtilité et grâce, Alanis Obomsawin détourne l’horreur – les enfants contraints à la prison des pensionnats – pour donner à voir la vivacité, l’humour et la beauté lumineuse de ces jeunes Cris. Par le biais de panoramas et de changements d’échelles sur les dessins des enfants jumelés à une bande sonore riche et immersive, la cinéaste nous plonge dans un imaginaire méconnu, truffé d’ours menaçants, d’« anges indiens », d’étoiles dorées, de traîneaux tirés par des motoneiges et d’un buffet de rat musqué. Encore ici, l’humour typique de la résilience nous prouve que la lumière perce à travers les fissures, que la vie trouve son chemin dans chaque enfant, et que c’est ce miracle répété qui peut donner l’énergie nécessaire de poursuivre le combat de leur défense. Alanis Obomsawin l’a bien compris, elle qui a signé plus de 60 films en 50 ans, tous consacrés à la cause autochtone et à la défense des enfants.
Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk

En octobre 2024, la Musée d’art contemporain de Montréal présentait une première exposition rétrospective consacrée à l’immense Alanis Obomsawin au Québec. Le titre de l’exposition? Les enfants doivent entendre une autre histoire.
Toute sa vie durant, l’artiste – chanteuse, cinéaste, poète, artiste visuelle – n’a eu cesse de faire entendre les récits autochtones, mais encore davantage ceux des enfants. Et cet attachement profond, viscéral, est visible dès son tout premier film, Christmas at Moose Factory.
Avec subtilité et grâce, Alanis Obomsawin détourne l’horreur – les enfants contraints à la prison des pensionnats – pour donner à voir la vivacité, l’humour et la beauté lumineuse de ces jeunes Cris. Par le biais de panoramas et de changements d’échelles sur les dessins des enfants jumelés à une bande sonore riche et immersive, la cinéaste nous plonge dans un imaginaire méconnu, truffé d’ours menaçants, d’« anges indiens », d’étoiles dorées, de traîneaux tirés par des motoneiges et d’un buffet de rat musqué. Encore ici, l’humour typique de la résilience nous prouve que la lumière perce à travers les fissures, que la vie trouve son chemin dans chaque enfant, et que c’est ce miracle répété qui peut donner l’énergie nécessaire de poursuivre le combat de leur défense. Alanis Obomsawin l’a bien compris, elle qui a signé plus de 60 films en 50 ans, tous consacrés à la cause autochtone et à la défense des enfants.
Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk
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