L'artiste canadien d'origine hongroise Istvan Kantor propose depuis un demi-siècle une oeuvre singulière et radicale où performance, actionnisme et art corporel bousculent les habitudes sensorielles du public. En 1993, il participe à l'exposition _Les Cent jours d’art contemporain de Montréal_ avec une double installation qui sera démolie entièrement le centième jour dans une performance au saccage violent et cathartique. À partir de cette exposition, le film explore l'univers d'un artiste excentrique partagé entre ses ateliers torontois et montréalais, et passé maître dans l'art de la subversion.
| Réalisateurs | Etienne Desrosiers, Etienne Desrosiers |
| Partager sur |
Je suis invité par une plateforme de diffusion de cinéma documentaire à faire un texte sur le film d'Etienne Desrosiers, Le 100e jour, et mes impressions sur Istvan Kantor (alias Monty Cantsin).
C'était hier, et je me suis retourné dans mon lit toute la nuit, je ne suis pas un critique, je ne sais même pas qui je suis, un électron libre peut-être, un chat de Schrödinger.
Au matin, je pousse le stylo :
J'avais invité Monty à exposer à Espace Global Galerie par l'entremise du photographe Réal Capuano (pendant plus de 20 ans, photographe d'Armand Vaillancourt), comme une sorte d'exposition rétrospective. Il n'avait pas encore obtenu le Prix du Gouverneur général à ce moment-là, je me prépare en faisant un grand ménage du local, situé au 914 avenue Mont-Royal Est. Je peinture les murs et les plafonds, les planchers en gris métal, c'est super. Il arrive, il est déçu, il aimait mieux ça avant le grand ménage, tout croche. Ok! fuck!, fais ce que tu veux. Il arrive avec sa gang de néoïstes, ils sortent le vert kaki, les treillis militaires, les gun tackers, barbouillent le tout, et envahissent l'espace, plafond y compris, de tout, journaux, archives, peintures, essais, objets et installent une cuisine de campagne dans le local du fond avec une console de DJ, pendant toute l'exposition (un mois), bouffe et musique assourdissante au menu, nous ont tenu sur le qui-vive. Le soir du vernissage, il y a de prévu une performance avec infirmière et tout le kit, la modèle toute nue, enceinte, et voilà le rituel de Monty qui commence et à partir du moment du giclage de sang, le public s'affole et Danny Vervaine qui était là, tombe dans les pommes... Ce fut tout un succès, de fréquentation et de couverture de presse, et je ne vous parlerai pas du ménage à faire après la catastrophe... Le titre de l'expo : STOCK, le Salon d'Or et les sous-titres : L'existence (en magazine) d'un complot et The Best Shit of My Worst Years. Merci Monty, ce fut toute une apothéose des festivals d'appartement...
Alain-Arthur Painchaud
Lire l'intégralité du commentaire d'Alain-Arthur Painchaud ici.

Je suis invité par une plateforme de diffusion de cinéma documentaire à faire un texte sur le film d'Etienne Desrosiers, Le 100e jour, et mes impressions sur Istvan Kantor (alias Monty Cantsin).
C'était hier, et je me suis retourné dans mon lit toute la nuit, je ne suis pas un critique, je ne sais même pas qui je suis, un électron libre peut-être, un chat de Schrödinger.
Au matin, je pousse le stylo :
J'avais invité Monty à exposer à Espace Global Galerie par l'entremise du photographe Réal Capuano (pendant plus de 20 ans, photographe d'Armand Vaillancourt), comme une sorte d'exposition rétrospective. Il n'avait pas encore obtenu le Prix du Gouverneur général à ce moment-là, je me prépare en faisant un grand ménage du local, situé au 914 avenue Mont-Royal Est. Je peinture les murs et les plafonds, les planchers en gris métal, c'est super. Il arrive, il est déçu, il aimait mieux ça avant le grand ménage, tout croche. Ok! fuck!, fais ce que tu veux. Il arrive avec sa gang de néoïstes, ils sortent le vert kaki, les treillis militaires, les gun tackers, barbouillent le tout, et envahissent l'espace, plafond y compris, de tout, journaux, archives, peintures, essais, objets et installent une cuisine de campagne dans le local du fond avec une console de DJ, pendant toute l'exposition (un mois), bouffe et musique assourdissante au menu, nous ont tenu sur le qui-vive. Le soir du vernissage, il y a de prévu une performance avec infirmière et tout le kit, la modèle toute nue, enceinte, et voilà le rituel de Monty qui commence et à partir du moment du giclage de sang, le public s'affole et Danny Vervaine qui était là, tombe dans les pommes... Ce fut tout un succès, de fréquentation et de couverture de presse, et je ne vous parlerai pas du ménage à faire après la catastrophe... Le titre de l'expo : STOCK, le Salon d'Or et les sous-titres : L'existence (en magazine) d'un complot et The Best Shit of My Worst Years. Merci Monty, ce fut toute une apothéose des festivals d'appartement...
Alain-Arthur Painchaud
Lire l'intégralité du commentaire d'Alain-Arthur Painchaud ici.
Français