Paroles d'oiseaux à Toro Muerto


Image de couverture Paroles d'oiseaux à Toro Muerto

Cette oeuvre vidéo relie les traces préhistoriques de l'homme dans la nature au mythe de la destruction de l'humanité. Les oiseaux parlent de la fragilité de l'équilibre culture/nature. Des figures primitives, évocatrices des pétroglyphes incas du Pérou, sortent des tableaux de Chantal duPont pour s'animer dans un site réel. Dans son envol, l'aigle libère l'homme pour en devenir ensuite le prisonnier. D'un brasier consumant les oiseaux émerge une forme humaine devenue pierre et signe archéologique.

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Chantal duPont

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La redécouverte des premières œuvres de l’artiste vidéaste Chantal duPont, décédée prématurément en 2019, suscite toujours une profonde émotion. Paroles d’oiseaux à Toro Muerto sert de prélude à une variété de thèmes qu’elle explorera plus en profondeur dans ses œuvres ultérieures. Tout d’abord, son intérêt pour les cultures étrangères et les communautés qui se battent pour leur survie. La première vidéo de cette artiste, Bons becs de Chine (1984), a été tournée en Chine. Elle a ensuite réalisé Llìvia sans borne (1992) et Toute langue fait feu (1993) en Catalogne, puis Pemesu (2007) à Bali. Artiste « multiforme », elle cherchait à capturer en image-mouvement (vidéo) l’expérience de la déambulation dans des installations artistiques combinant peinture, sculpture et photographie. Sa vidéo Paroles d’oiseaux à Toro Muerto en est une parfaite illustration. Précisons que Toro Muerto fait référence à un site rupestre péruvien orné de remarquables pétroglyphes incas. Chantal duPont nous montre alors des projections immatérielles sur des surfaces inattendues, telles que des tissus, des corps ou des plans d’eau. Des formes peintes et colorées, semblables à des pétroglyphes réactualisés, s’animent devant nous dans des espaces paysagers, comme si l’installation se retrouvait animée par d’étranges rituels. Finalement, Chantal duPont a aussi collaboré avec plusieurs femmes performeuses. Pour cette vidéo, Lynda Gaudreau deviendra un corps-écran mis à l’épreuve dans une séquence représentant un sacrifice par le feu. Une œuvre majeure de l’artiste vidéaste qui donne envie de découvrir d’autres œuvres qui contribueront à sa réputation dans l’histoire de la vidéo expérimentale.

 

 

Mario Côté
Artiste, réalisateur de documents sur l’art et de vidéo expérimentale
et professeur associé à l'UQAM


  • Français

    Français


    Langue : Français
  • Année 1988
  • Pays Québec
  • Durée 10
  • Producteur Chantal duPont
  • Langue Sans dialogues
  • Résumé court Une œuvre vidéo explorant la fragilité de l’équilibre entre culture et nature, évoquant le mythe de l’autodestruction de l’humanité.
  • Ordre 4
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-10-29

La redécouverte des premières œuvres de l’artiste vidéaste Chantal duPont, décédée prématurément en 2019, suscite toujours une profonde émotion. Paroles d’oiseaux à Toro Muerto sert de prélude à une variété de thèmes qu’elle explorera plus en profondeur dans ses œuvres ultérieures. Tout d’abord, son intérêt pour les cultures étrangères et les communautés qui se battent pour leur survie. La première vidéo de cette artiste, Bons becs de Chine (1984), a été tournée en Chine. Elle a ensuite réalisé Llìvia sans borne (1992) et Toute langue fait feu (1993) en Catalogne, puis Pemesu (2007) à Bali. Artiste « multiforme », elle cherchait à capturer en image-mouvement (vidéo) l’expérience de la déambulation dans des installations artistiques combinant peinture, sculpture et photographie. Sa vidéo Paroles d’oiseaux à Toro Muerto en est une parfaite illustration. Précisons que Toro Muerto fait référence à un site rupestre péruvien orné de remarquables pétroglyphes incas. Chantal duPont nous montre alors des projections immatérielles sur des surfaces inattendues, telles que des tissus, des corps ou des plans d’eau. Des formes peintes et colorées, semblables à des pétroglyphes réactualisés, s’animent devant nous dans des espaces paysagers, comme si l’installation se retrouvait animée par d’étranges rituels. Finalement, Chantal duPont a aussi collaboré avec plusieurs femmes performeuses. Pour cette vidéo, Lynda Gaudreau deviendra un corps-écran mis à l’épreuve dans une séquence représentant un sacrifice par le feu. Une œuvre majeure de l’artiste vidéaste qui donne envie de découvrir d’autres œuvres qui contribueront à sa réputation dans l’histoire de la vidéo expérimentale.

 

 

Mario Côté
Artiste, réalisateur de documents sur l’art et de vidéo expérimentale
et professeur associé à l'UQAM


  • Français

    Français


    Langue : Français
  • Année 1988
  • Pays Québec
  • Durée 10
  • Producteur Chantal duPont
  • Langue Sans dialogues
  • Résumé court Une œuvre vidéo explorant la fragilité de l’équilibre entre culture et nature, évoquant le mythe de l’autodestruction de l’humanité.
  • Ordre 4
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-10-29

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