Archéologie de la lumière


Image de couverture Archéologie de la lumière

_Archéologie de la lumière_ nous plonge au cœur des paysages de la Minganie au Québec. Un lieu peuplé de mille présences. Tout y est perception. Toute perception met en jeu la rencontre du regard avec d’autres vivants : les arbres, la mousse qui tapisse le sol des forêts, l’eau qui serpente entre les rochers, la lumière tamisée par la canopée, les reflets du soleil sur la mer agitée, la danse des aurores boréales dans la nuit étoilée. Percevoir c’est porter notre attention au mouvement de l’air et du vent, aux nuages qui s’amoncèlent au loin et annoncent l’orage. Tout est lumière. Tout est perception.


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Réalisateur

Sylvain L'Espérance

Acteur

Emmanuel Bernier

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En apprenant que Tënk allait accueillir Archéologie de la lumière, je me suis remémoré la discussion suivant la projection du film, il y a de cela un an, particulièrement lorsque Sylvain L’Espérance a expliqué avoir décidé de transformer son projet photographique de la Minganie en film (projet initial qui verra peut-être éventuellement le jour?). L’Espérance a mentionné avoir troqué la fixité pour le mouvement, non seulement pour mieux embrasser les choses, mais aussi — surtout ce dont je me rappelle — pour déjouer la petite caméra numérique qu’il utilisait. Petite caméra qui, par son interpolation d’images, mathématise le monde. Et j’obsède sans doute sur ce geste de déjouement de la machine parce que l’intelligence artificielle gagne, depuis déjà plus d’un an et la projection de ce film, un terrain toujours plus grand, inquiétant, imprévisible. Comment, de plus en plus, départir le vrai du faux, en plus de tout le reste… Mais n’est-ce pas là, justement, un moment charnière de notre rapport au monde et aux images? Archéologie de la lumière, n’est-ce pas un rappel plus que nécessaire de ce temps mythique, où les récits n’étaient pas déjà tracés, duels, téléologiques? Ce temps mythique qui, en fait, est à venir, comme le propose Baptiste Morisot dans son ouvrage L’inexploré (2023). Car devant tant de bouleversements, apprenons à re-négocier la vie, comme le fait L’Espérance en filmant à hauteur d’herbe ou bien en décadrant les paysages par de lents panoramiques 360°. En phase avec le monde, avec les astres, révolutions

 

Emmanuel Bernier
Artiste, ornithologue et responsable des acquisitions chez Tënk

 

 


  • Français

    Français

    1h11

    Langue : Français
  • Année 2024
  • Pays Québec
  • Durée 71
  • Producteur Les Films du Tricycle
  • Langue Sans dialogues
  • Résumé court Une immersion au cœur des paysages de la Minganie au Québec; un lieu peuplé de mille présences.
  • Mention festival Prix spécial du jury de la compétition nationale longs métrages · RIDM 2024
  • Ordre 3
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2025-12-12

En apprenant que Tënk allait accueillir Archéologie de la lumière, je me suis remémoré la discussion suivant la projection du film, il y a de cela un an, particulièrement lorsque Sylvain L’Espérance a expliqué avoir décidé de transformer son projet photographique de la Minganie en film (projet initial qui verra peut-être éventuellement le jour?). L’Espérance a mentionné avoir troqué la fixité pour le mouvement, non seulement pour mieux embrasser les choses, mais aussi — surtout ce dont je me rappelle — pour déjouer la petite caméra numérique qu’il utilisait. Petite caméra qui, par son interpolation d’images, mathématise le monde. Et j’obsède sans doute sur ce geste de déjouement de la machine parce que l’intelligence artificielle gagne, depuis déjà plus d’un an et la projection de ce film, un terrain toujours plus grand, inquiétant, imprévisible. Comment, de plus en plus, départir le vrai du faux, en plus de tout le reste… Mais n’est-ce pas là, justement, un moment charnière de notre rapport au monde et aux images? Archéologie de la lumière, n’est-ce pas un rappel plus que nécessaire de ce temps mythique, où les récits n’étaient pas déjà tracés, duels, téléologiques? Ce temps mythique qui, en fait, est à venir, comme le propose Baptiste Morisot dans son ouvrage L’inexploré (2023). Car devant tant de bouleversements, apprenons à re-négocier la vie, comme le fait L’Espérance en filmant à hauteur d’herbe ou bien en décadrant les paysages par de lents panoramiques 360°. En phase avec le monde, avec les astres, révolutions

 

Emmanuel Bernier
Artiste, ornithologue et responsable des acquisitions chez Tënk

 

 


  • Français

    Français


    Durée : 1h11
    Langue : Français
    1h11
  • Année 2024
  • Pays Québec
  • Durée 71
  • Producteur Les Films du Tricycle
  • Langue Sans dialogues
  • Résumé court Une immersion au cœur des paysages de la Minganie au Québec; un lieu peuplé de mille présences.
  • Mention festival Prix spécial du jury de la compétition nationale longs métrages · RIDM 2024
  • Ordre 3
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2025-12-12

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