Si les espaces verts ont longtemps été laissés pour compte dans les villes, une mobilisation citoyenne permet depuis plusieurs années de retrouver les effets bénéfiques des forêts urbaines. À travers plusieurs projets innovants de restauration de la nature dans différentes villes canadiennes – de Montréal à Vancouver, en passant par Toronto, Laval, Varennes et New Westminster –, ce documentaire s’intéresse aux initiatives qui visent à réintroduire le vivant en ville.
| Réalisateur | Anne-Marie Rocher |
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Alors que j’écris cet avis, de grosses machineries hyper bruyantes débarquent dans la ruelle derrière chez moi. Quel mauvais hasard! Un arbre est attaqué par des émondeurs! On est en plein dans le sujet du film : la préservation des arbres en milieu urbain.
D’allure plutôt classique, le film ne bouscule pas tant cette foutue distance que la modernité a installée entre nous et la nature. Par contre, il nous fait rencontrer, de Vancouver à Montréal, des amoureux·euses des arbres qui tentent de préserver des milieux urbains végétalisés.
Pendant ce temps… La scie à chaîne continue. C’est l’érable à Giguère de ma ruelle qui est la cible. Considéré à tort comme un « mauvais arbre » parce qu’il pousse spontanément, il figure pourtant parmi les espèces dominantes à Montréal. Des oiseaux y nichent; je les entends chanter tôt le matin.
Le bruit s’arrête. Je crains le pire. Je vais voir : ils n’ont coupé que la moitié de l’arbre. Soulagement!
Ce film participe, à sa manière, à l’attachement aux arbres.
Sylvie Lapointe
Cinéaste

Alors que j’écris cet avis, de grosses machineries hyper bruyantes débarquent dans la ruelle derrière chez moi. Quel mauvais hasard! Un arbre est attaqué par des émondeurs! On est en plein dans le sujet du film : la préservation des arbres en milieu urbain.
D’allure plutôt classique, le film ne bouscule pas tant cette foutue distance que la modernité a installée entre nous et la nature. Par contre, il nous fait rencontrer, de Vancouver à Montréal, des amoureux·euses des arbres qui tentent de préserver des milieux urbains végétalisés.
Pendant ce temps… La scie à chaîne continue. C’est l’érable à Giguère de ma ruelle qui est la cible. Considéré à tort comme un « mauvais arbre » parce qu’il pousse spontanément, il figure pourtant parmi les espèces dominantes à Montréal. Des oiseaux y nichent; je les entends chanter tôt le matin.
Le bruit s’arrête. Je crains le pire. Je vais voir : ils n’ont coupé que la moitié de l’arbre. Soulagement!
Ce film participe, à sa manière, à l’attachement aux arbres.
Sylvie Lapointe
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