Au cœur de la vallée de Mullumica, en Équateur, des personnes s’affairent à extraire de l’obsidienne, une roche volcanique opaque. La roche entame alors sa métamorphose : transportée de la carrière vers l’environnement aseptisé d’un laboratoire, elle y remplit sa fonction ultime — celle de remplacer l’œil artificiel du réalisateur. Une chronique minérale retraçant le parcours vers sa guérison.
| Réalisateur | Adrián Balseca |
| Acteur | Jason Todd |
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Patient, méthodique, assuré, et peut-être un peu austère. Ces quatre qualificatifs, In Praise of Darkness les assume sans gêne. La caméra et le somptueux grain de ses images nous entraînent le long d’un sinueux voyage des grottes de l’Équateur jusque dans un sombre laboratoire ultramoderne accompagné d’imageries médicales plus élusives les unes que les autres.
La déambulation hautement sensorielle que nous offre le film n’est pas sans rappeler le parcours du cinéaste, lui qui a perdu la vue. La noirceur nous semble réconfortante malgré son omniprésence. La grotte, l’élégante surface de l’obsidienne, la froideur des outils technologiques peuplant l’image; toutes ces choses forment un tout plutôt envoûtant. On n'y détecte aucune trace de chaleur, et pourtant, nous voilà confortables. Après tout, la destination est connue; le synopsis la dévoile. La somme de ces nombreux lieux, gestes et machines n’a pour objectif que le bien-être de l’artiste. Celui d’avoir un œil artificiel; de retrouver une part de son humanité.
Jason Todd
Programmateur et cinéaste

Patient, méthodique, assuré, et peut-être un peu austère. Ces quatre qualificatifs, In Praise of Darkness les assume sans gêne. La caméra et le somptueux grain de ses images nous entraînent le long d’un sinueux voyage des grottes de l’Équateur jusque dans un sombre laboratoire ultramoderne accompagné d’imageries médicales plus élusives les unes que les autres.
La déambulation hautement sensorielle que nous offre le film n’est pas sans rappeler le parcours du cinéaste, lui qui a perdu la vue. La noirceur nous semble réconfortante malgré son omniprésence. La grotte, l’élégante surface de l’obsidienne, la froideur des outils technologiques peuplant l’image; toutes ces choses forment un tout plutôt envoûtant. On n'y détecte aucune trace de chaleur, et pourtant, nous voilà confortables. Après tout, la destination est connue; le synopsis la dévoile. La somme de ces nombreux lieux, gestes et machines n’a pour objectif que le bien-être de l’artiste. Celui d’avoir un œil artificiel; de retrouver une part de son humanité.
Jason Todd
Programmateur et cinéaste
Français