Une symphonie urbaine vibrante de lumière, de mouvement et de musique électronique, transformant Times Square dans les années 1950 en ce que la femme de l’artiste, l’écrivaine Anaïs Nin, appelait « un flux éphémère de sensations ».
| Réalisateur | Ian Hugo |
| Acteur | Naomie Décarie-Daigneault |
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Si on connaît bien les contrées intérieures de sa femme, la diaphane Anaïs Nin, on connaît très peu l’imaginaire de son banquier de mari, Hugh Parker Guiler, de son nom d’artiste Ian Hugo. Une naissance à Boston, une enfance à Porto Rico, des études en Écosse et à New York, une rencontre décisive avec la muse d’entre les muses, un mariage à Cuba et une première partie de vie de couple à Paris. Menant une double vie, banquier pour satisfaire aux besoins matériels et artiste pour répondre à ses aspirations profondes, Ian Hugo s’initie d’abord à la gravure, qu’il parfait sa vie durant, avant de se tourner vers le cinéma. À l’approche de la Seconde Guerre mondiale, le couple Nin-Hugo quitte Paris pour s’établir à New York. En 1947, Anaïs Nin se marie secrètement (et illégalement!) avec un jeune acteur, Rupert Pole, menant sa propre double vie entre New York et Los Angeles. Hugo et elle demeurent étroitement liés, et l’autrice participera aux expérimentations filmiques de son toujours banquier de mari.
Jazz of Lights est le deuxième film d’Hugo. Tourné à Times Square, il préfigure le cinéma expérimental américain, exerçant une grande influence notamment sur Stan Brakhage. Œuvre extra-sensible, fantasmagorie visuelle, flux éphémère de sensations, le surréalisme européen rencontre la matérialité américaine. Tourné sans plan précis, monté comme une composition musicale, les surimpressions, nuances, teintes et flashs lumineux se fondent les uns aux autres dans une symphonie urbaine aux relents mystiques. Et qui aperçoit-on fendant la foule comme un prophète venu délivrer un message secret? Moondog, le compositeur céleste, surnommé « le Viking de la 6e Avenue ».
Moondog, Anaïs Nin, une trame sonore composée par les pionniers de la musique électronique Bebe et Louis Barron et le plus célèbre banquier-artiste explorant les signes fantasmagoriques de la civilisation américaine contenus dans Times Square.
Que demander de plus...
Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk

Si on connaît bien les contrées intérieures de sa femme, la diaphane Anaïs Nin, on connaît très peu l’imaginaire de son banquier de mari, Hugh Parker Guiler, de son nom d’artiste Ian Hugo. Une naissance à Boston, une enfance à Porto Rico, des études en Écosse et à New York, une rencontre décisive avec la muse d’entre les muses, un mariage à Cuba et une première partie de vie de couple à Paris. Menant une double vie, banquier pour satisfaire aux besoins matériels et artiste pour répondre à ses aspirations profondes, Ian Hugo s’initie d’abord à la gravure, qu’il parfait sa vie durant, avant de se tourner vers le cinéma. À l’approche de la Seconde Guerre mondiale, le couple Nin-Hugo quitte Paris pour s’établir à New York. En 1947, Anaïs Nin se marie secrètement (et illégalement!) avec un jeune acteur, Rupert Pole, menant sa propre double vie entre New York et Los Angeles. Hugo et elle demeurent étroitement liés, et l’autrice participera aux expérimentations filmiques de son toujours banquier de mari.
Jazz of Lights est le deuxième film d’Hugo. Tourné à Times Square, il préfigure le cinéma expérimental américain, exerçant une grande influence notamment sur Stan Brakhage. Œuvre extra-sensible, fantasmagorie visuelle, flux éphémère de sensations, le surréalisme européen rencontre la matérialité américaine. Tourné sans plan précis, monté comme une composition musicale, les surimpressions, nuances, teintes et flashs lumineux se fondent les uns aux autres dans une symphonie urbaine aux relents mystiques. Et qui aperçoit-on fendant la foule comme un prophète venu délivrer un message secret? Moondog, le compositeur céleste, surnommé « le Viking de la 6e Avenue ».
Moondog, Anaïs Nin, une trame sonore composée par les pionniers de la musique électronique Bebe et Louis Barron et le plus célèbre banquier-artiste explorant les signes fantasmagoriques de la civilisation américaine contenus dans Times Square.
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Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk
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