Le 11 septembre 1973, les Forces armées du Chili bombardaient le palais de La Moneda. À l’intérieur, le président Salvador Allende continuait de résister avec une trentaine de partisans. En fin d’après-midi, son cadavre était extirpé du bâtiment toujours en flammes... Quelques proches qui accompagnaient Allende durant ses dernières heures ont survécu. Grâce à leurs témoignages entrecoupés d’archives visuelles et sonores, ce documentaire reconstitue ces moments fatidiques, jetant un regard sur une problématique on ne peut plus actuelle : la survie d’une démocratie face aux intérêts du grand capital.
| Réalisateur | Patricio Henríquez |
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Regarder 11 septembre 1973 - Le dernier combat de Salvador Allende au lendemain de ces élections québécoises qui ont élu majoritairement des député·es de droite et d'extrême droite permet de réfléchir à la fois à la fragilité de la démocratie et au rôle du cinéma comme outil de mémoire et de vigilance.
S’il serait évidemment déplacé de comparer le Québec d’aujourd’hui au Chili de septembre 1973 et aux 17 années de dictature qui ont suivi, le film de Patricio Henríquez rappelle que la démocratie ne se joue pas uniquement dans les urnes, que les idées de gauche ont du mal à être entendues et que les possédants – de tout temps et de partout – leur font barrage. Le film permet ainsi d’interroger une contradiction fondamentale du capitalisme : comment concilier la volonté populaire avec un système où une minorité dispose de moyens économiques capables d’influencer profondément les choix collectifs?
Peut-être est-ce alors un bon moment pour se demander ce que signifie réellement « donner le pouvoir » : est-il suffisant de le remettre périodiquement entre les mains de représentant·e·s? Comment préserver, entre deux élections, notre capacité collective d’agir, de contester et de transformer le monde?
En rendant pérennes des idées et des images dont il importe de se souvenir, le cinéma documentaire est certainement l’une de ces avenues.
Jenny Cartwright
Documentariste et artiste audio

Regarder 11 septembre 1973 - Le dernier combat de Salvador Allende au lendemain de ces élections québécoises qui ont élu majoritairement des député·es de droite et d'extrême droite permet de réfléchir à la fois à la fragilité de la démocratie et au rôle du cinéma comme outil de mémoire et de vigilance.
S’il serait évidemment déplacé de comparer le Québec d’aujourd’hui au Chili de septembre 1973 et aux 17 années de dictature qui ont suivi, le film de Patricio Henríquez rappelle que la démocratie ne se joue pas uniquement dans les urnes, que les idées de gauche ont du mal à être entendues et que les possédants – de tout temps et de partout – leur font barrage. Le film permet ainsi d’interroger une contradiction fondamentale du capitalisme : comment concilier la volonté populaire avec un système où une minorité dispose de moyens économiques capables d’influencer profondément les choix collectifs?
Peut-être est-ce alors un bon moment pour se demander ce que signifie réellement « donner le pouvoir » : est-il suffisant de le remettre périodiquement entre les mains de représentant·e·s? Comment préserver, entre deux élections, notre capacité collective d’agir, de contester et de transformer le monde?
En rendant pérennes des idées et des images dont il importe de se souvenir, le cinéma documentaire est certainement l’une de ces avenues.
Jenny Cartwright
Documentariste et artiste audio
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