À Montréal, dans la classe de madame Loiseau, des personnes nouvellement arrivées au pays entament l'année scolaire. Qu'elles soient originaires de la Syrie, du Népal, de l'Afghanistan ou de Djibouti, leur connaissance du français est faible, voire inexistante. Au contact de l'enseignante empathique et passionnée, ces adultes rêvant d'une vie meilleure, et dont certain·e·s n'avaient jamais fréquenté l'école auparavant, se familiarisent avec la culture de leur terre d'accueil.
| Réalisateur | Andrés Livov |
| Acteur | Hubert Sabino-Brunette |
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Ce documentaire nous fait entrer dans la classe de francisation de Mme Loiseau, une enseignante d’origine haïtienne dévouée et attachante. Modèle d’émancipation et de respect, elle devient pour ces immigrant.e.s une véritable porte d’entrée vers une société québécoise métissée et riche de ses différences. Dans ce presque huis clos, la caméra cadre de près les visages, donnant à voir une large gamme d’émotions allant de la joie à la fierté, en passant par le doute, la déception et la colère. Emplie de tendresse, cette proximité avec les protagonistes participe à créer un attachement et un sentiment d’admiration devant l’ampleur de cette tâche ardue qu’est l’apprentissage d’une nouvelle langue, à l’âge adulte.
Ce film évoque des bribes de réflexions intéressantes sur le sentiment d’appartenance (ou d’exclusion) de ces immigrant.e.s à la culture québécoise ou encore sur la place des femmes dans la société. Mais le cinéaste Andrés Livov se concentre plutôt sur ce qui rassemble ce groupe bigarré, sur les solidarités parfois émouvantes qui se créent au sein de cette collectivité aux racines multiples. La langue est donc une histoire d’amour témoigne ainsi du courage de ces personnes qui ont quitté leur pays, qui tentent de se rebâtir sur de nouvelles bases et qui espèrent participer à leur société d’accueil, avec leur bagage singulier de vie.
Hubert Sabino-Brunette
Programmateur et enseignant
Ce documentaire nous fait entrer dans la classe de francisation de Mme Loiseau, une enseignante d’origine haïtienne dévouée et attachante. Modèle d’émancipation et de respect, elle devient pour ces immigrant.e.s une véritable porte d’entrée vers une société québécoise métissée et riche de ses différences. Dans ce presque huis clos, la caméra cadre de près les visages, donnant à voir une large gamme d’émotions allant de la joie à la fierté, en passant par le doute, la déception et la colère. Emplie de tendresse, cette proximité avec les protagonistes participe à créer un attachement et un sentiment d’admiration devant l’ampleur de cette tâche ardue qu’est l’apprentissage d’une nouvelle langue, à l’âge adulte.
Ce film évoque des bribes de réflexions intéressantes sur le sentiment d’appartenance (ou d’exclusion) de ces immigrant.e.s à la culture québécoise ou encore sur la place des femmes dans la société. Mais le cinéaste Andrés Livov se concentre plutôt sur ce qui rassemble ce groupe bigarré, sur les solidarités parfois émouvantes qui se créent au sein de cette collectivité aux racines multiples. La langue est donc une histoire d’amour témoigne ainsi du courage de ces personnes qui ont quitté leur pays, qui tentent de se rebâtir sur de nouvelles bases et qui espèrent participer à leur société d’accueil, avec leur bagage singulier de vie.
Hubert Sabino-Brunette
Programmateur et enseignant