Tôt le matin, dans un restaurant déjeuner de Montréal : du café filtre, du bacon, du pain doré, des histoires d’éveil, des solitudes en partage. Des silences, des regards, une rencontre et la promesse d’une journée flambant neuve. Un restaurant aux allures de refuge, où s’invite malgré tout le chaos du monde, capturé avec douceur et amour pour ses personnages.
| Réalisateurs | Jean-Baptiste Mees, Jean-Baptiste Mees |
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Le déjeuner a toujours été bien plus qu’un simple repas : c’est souvent un rituel, une mise en action, un élan vital où la promesse d’un jour nouveau se reflète dans la noirceur du café. Avec sa caméra Super 8, le cinéaste français Jean-Baptiste Mees, tel un voyageur venu d’un autre espace-temps, capte l’essence de ces restaurants québécois où les refills de café s’enchaînent, où les commandes se résument souvent à un rassurant « comme d’habitude » et où la serveuse vous appelle « chéri·e ».
Ici, les habitué·e·s se racontent avec une simplicité désarmante. Il suffit parfois d’une toute petite question pour qu’une vie entière se déplie devant nous. On y vient pour manger, mais aussi pour retrouver des visages familiers, de vieilles habitudes et un certain réconfort dans l’immuabilité des lieux. « Un restaurant, c’est avant tout pour se restaurer », rappelle une dame. À mille lieues des cafés third wave et autres établissements issus de l’embourgeoisement des quartiers populaires, ces comptoirs modestes offrent quelque chose de plus précieux encore : un refuge. Un endroit où le monde semble, le temps d’un repas, suspendu. Même les catastrophes et autres incertitudes qui bouleversent notre quotidien paraissent momentanément tenues à distance.
En contemplant ces visages pensifs derrière leur tasse de café, on comprend que déjeuner ici est peut-être une manière de reprendre pied dans le monde. Il y a quelque chose qui rappelle l’expérience d’une salle de cinéma : des solitudes rassemblées dans un même espace. Peut-être est-ce là que réside la force de ces lieux : nous permettre d’être seul·e·s ensemble. Une chose est sûre, vous terminerez le film avec une seule envie, vous empresser de commander un deux-œufs-tournés-bacon au resto du coin!
Jason Burnham
Responsable éditorial de Tënk

Le déjeuner a toujours été bien plus qu’un simple repas : c’est souvent un rituel, une mise en action, un élan vital où la promesse d’un jour nouveau se reflète dans la noirceur du café. Avec sa caméra Super 8, le cinéaste français Jean-Baptiste Mees, tel un voyageur venu d’un autre espace-temps, capte l’essence de ces restaurants québécois où les refills de café s’enchaînent, où les commandes se résument souvent à un rassurant « comme d’habitude » et où la serveuse vous appelle « chéri·e ».
Ici, les habitué·e·s se racontent avec une simplicité désarmante. Il suffit parfois d’une toute petite question pour qu’une vie entière se déplie devant nous. On y vient pour manger, mais aussi pour retrouver des visages familiers, de vieilles habitudes et un certain réconfort dans l’immuabilité des lieux. « Un restaurant, c’est avant tout pour se restaurer », rappelle une dame. À mille lieues des cafés third wave et autres établissements issus de l’embourgeoisement des quartiers populaires, ces comptoirs modestes offrent quelque chose de plus précieux encore : un refuge. Un endroit où le monde semble, le temps d’un repas, suspendu. Même les catastrophes et autres incertitudes qui bouleversent notre quotidien paraissent momentanément tenues à distance.
En contemplant ces visages pensifs derrière leur tasse de café, on comprend que déjeuner ici est peut-être une manière de reprendre pied dans le monde. Il y a quelque chose qui rappelle l’expérience d’une salle de cinéma : des solitudes rassemblées dans un même espace. Peut-être est-ce là que réside la force de ces lieux : nous permettre d’être seul·e·s ensemble. Une chose est sûre, vous terminerez le film avec une seule envie, vous empresser de commander un deux-œufs-tournés-bacon au resto du coin!
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