_Paysages résistants_ plonge dans les souvenirs d’une combattante antifasciste de 97 ans, Sonja, une des premières femmes des Partisans de Yougoslavie, qui fut également une des chefs de file du mouvement de résistance au camp d’Auschwitz-Birkenau. Son histoire voyage à travers le temps et s’incarne dans une nouvelle génération antifasciste, entretenant l’idée qu’il est toujours possible de penser et de pratiquer la résistance.
| Réalisateur | Marta Popivoda |
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Marta Popivoda et sa compagne Ana Vujanović filment Sonja Vujanović à Belgrade depuis quatorze années, recueillant le récit tumultueux d’une femme à la guerre. Des paysages viennent se poser délicatement sur cette parole, la faisant résonner, au passé comme au présent. Le militantisme de l’aînée vient alors progressivement en rappeler un autre, celui du couple, ayant fui la Serbie et son « capitalisme sauvage de périphérie européenne, l’homophobie et le populisme. » Deux résistantes antifascistes dans un nouveau siècle où la lutte semble plus que jamais nécessaire. La passation s’opère au fil du film, la parole de résistance de Sonja vient s’incarner dans les lieux et corps des deux femmes. Elles composent ainsi non seulement un mémorial cinématographique, mais surtout, un « film partisan » pour le futur proche, par refus du silence. Car du sang versé au siècle dernier, il reste des coquelicots dans les champs de blé toujours présents pour en témoigner.
Aurélien Marsais
Programmateur et producteur

Marta Popivoda et sa compagne Ana Vujanović filment Sonja Vujanović à Belgrade depuis quatorze années, recueillant le récit tumultueux d’une femme à la guerre. Des paysages viennent se poser délicatement sur cette parole, la faisant résonner, au passé comme au présent. Le militantisme de l’aînée vient alors progressivement en rappeler un autre, celui du couple, ayant fui la Serbie et son « capitalisme sauvage de périphérie européenne, l’homophobie et le populisme. » Deux résistantes antifascistes dans un nouveau siècle où la lutte semble plus que jamais nécessaire. La passation s’opère au fil du film, la parole de résistance de Sonja vient s’incarner dans les lieux et corps des deux femmes. Elles composent ainsi non seulement un mémorial cinématographique, mais surtout, un « film partisan » pour le futur proche, par refus du silence. Car du sang versé au siècle dernier, il reste des coquelicots dans les champs de blé toujours présents pour en témoigner.
Aurélien Marsais
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