Gabriel Drolet-Maguire, designer de mode queer vivant à Montréal, nous entraîne dans son univers artistique pour discuter de son diagnostic de VIH et de son processus d’acceptation qui l’a mené à aller à la rencontre de la communauté séropositive. _Ça va finir par finir_ est un regard actuel et plein d’espoir sur le militantisme d'hier et d'aujourd'hui lié au VIH au Québec.
| Réalisateur | Nancy Pettinicchio |
| Acteurs | Plein(s) Écran(s), Plein(s) Écran(s) |
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Vivre avec le VIH aujourd’hui, c’est comment?
C’est la question qu’aborde avec sensibilité le court métrage Ça va finir par finir, premier documentaire de Nancy Pettinicchio.
Le film s’ouvre sur un portrait d’une grande vulnérabilité. Gabriel partage son cheminement personnel vers l’acceptation de sa séropositivité, ainsi que son désir de connaître d’autres réalités.
Par une habile mise en abyme, le film parvient à intégrer des archives capturées par des figures pionnières du sujet. En les réinvestissant à l’écran, l'œuvre rend hommage à ces artistes militant·e·s qui ont pavé la voie de la lutte contre le VIH au Québec. Capturées dans les années 90, il se dégage de ces images une authenticité d’une puissance saisissante.
En résonance avec cette esthétique, l’animation au look très VHS invite à tendre l’oreille vers de nouvelles voix. La disposition des bulles colorées évoque un cercle de parole intime et intergénérationnel, auquel le public a le privilège d’être convié. Par cette démarche chorale, la pluralité des témoignages met en lumière la singularité de chaque vécu et la façon dont chacun·e se réapproprie son propre narratif.
Ça va finir par finir rappelle que notre société demeure encore profondément marquée par la sérophobie. L’art, la militance et l’entraide demeurent des actes de résistance essentiels pour déconstruire les préjugés de notre imaginaire collectif et envisager un avenir plus inclusif. Sans chercher à clore le propos, le film maintient une parole vivante, profondément ancrée dans l’espoir et la résilience, et démontre que la lutte est toujours d’actualité.
Anouk Vallières
Responsable des activités éducatives et
coordonnatrice à la programmation
Plein(s) Écran(s)

Vivre avec le VIH aujourd’hui, c’est comment?
C’est la question qu’aborde avec sensibilité le court métrage Ça va finir par finir, premier documentaire de Nancy Pettinicchio.
Le film s’ouvre sur un portrait d’une grande vulnérabilité. Gabriel partage son cheminement personnel vers l’acceptation de sa séropositivité, ainsi que son désir de connaître d’autres réalités.
Par une habile mise en abyme, le film parvient à intégrer des archives capturées par des figures pionnières du sujet. En les réinvestissant à l’écran, l'œuvre rend hommage à ces artistes militant·e·s qui ont pavé la voie de la lutte contre le VIH au Québec. Capturées dans les années 90, il se dégage de ces images une authenticité d’une puissance saisissante.
En résonance avec cette esthétique, l’animation au look très VHS invite à tendre l’oreille vers de nouvelles voix. La disposition des bulles colorées évoque un cercle de parole intime et intergénérationnel, auquel le public a le privilège d’être convié. Par cette démarche chorale, la pluralité des témoignages met en lumière la singularité de chaque vécu et la façon dont chacun·e se réapproprie son propre narratif.
Ça va finir par finir rappelle que notre société demeure encore profondément marquée par la sérophobie. L’art, la militance et l’entraide demeurent des actes de résistance essentiels pour déconstruire les préjugés de notre imaginaire collectif et envisager un avenir plus inclusif. Sans chercher à clore le propos, le film maintient une parole vivante, profondément ancrée dans l’espoir et la résilience, et démontre que la lutte est toujours d’actualité.
Anouk Vallières
Responsable des activités éducatives et
coordonnatrice à la programmation
Plein(s) Écran(s)
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