Robert Roussil, figure majeure de la sculpture québécoise, a marqué l’histoire de l’art avec ses œuvres audacieuses et son engagement pour la liberté d’expression. Pourtant, depuis son décès en 2013, son héritage semble sombrer dans l’oubli. _Robert Roussil, le cul par terre_ vise à raviver la mémoire de cet artiste visionnaire en explorant son œuvre et sa philosophie. Construit autour d’un riche montage d’archives, ce documentaire s’appuie sur de nombreuses entrevues que Roussil a accordées tout au long de sa carrière. Il retrace son parcours, depuis son exil en France au début de sa carrière jusqu’à sa vie dans son moulin à Tourrettes-sur-Loup, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où il a créé la majeure partie de ses œuvres. Le film nous ouvre les portes de sa demeure et de son atelier, tout en mettant en lumière ses sculptures encore visibles à Montréal, qui continuent de refléter son influence.
| Réalisateur | Maxime-Claude L’Écuyer |
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Robert Roussil travaillait souvent de manière physique, proche du sol, dans une relation directe avec la matière. Le choix des mots « le cul par terre » comme titre du film reflète bien son caractère : un créateur libre, enraciné, indomptable, un peu en marge. C’est justement ce que ce documentaire cherche à faire ressentir.
Loin des postures intellectuelles ou élitistes, cette expression peut aussi se lire comme une métaphore de quelqu’un qui reste humble, proche de la réalité ou même un artiste mis à terre, ignoré ou marginalisé malgré son immense talent.
Le film est une invitation à ralentir et à rencontrer un artiste dont la voix résonne encore aujourd’hui. À travers les œuvres, les mots et les traces que Robert Roussil a laissées derrière lui, le film nous plonge dans un parcours profondément humain, fait de passion, de révolte et de création sans compromis. On en ressort avec le sentiment d’avoir partagé un moment intime avec quelqu’un de vrai, de vibrant, et surtout avec le désir de redécouvrir autrement l’art qui l’entoure. Un documentaire qui ne cherche pas à impressionner, mais à toucher, et il y parvient avec une profonde sincérité.
Colette Loumède
Programmatrice documentaire
Rendez-Vous Québec Cinéma

Robert Roussil travaillait souvent de manière physique, proche du sol, dans une relation directe avec la matière. Le choix des mots « le cul par terre » comme titre du film reflète bien son caractère : un créateur libre, enraciné, indomptable, un peu en marge. C’est justement ce que ce documentaire cherche à faire ressentir.
Loin des postures intellectuelles ou élitistes, cette expression peut aussi se lire comme une métaphore de quelqu’un qui reste humble, proche de la réalité ou même un artiste mis à terre, ignoré ou marginalisé malgré son immense talent.
Le film est une invitation à ralentir et à rencontrer un artiste dont la voix résonne encore aujourd’hui. À travers les œuvres, les mots et les traces que Robert Roussil a laissées derrière lui, le film nous plonge dans un parcours profondément humain, fait de passion, de révolte et de création sans compromis. On en ressort avec le sentiment d’avoir partagé un moment intime avec quelqu’un de vrai, de vibrant, et surtout avec le désir de redécouvrir autrement l’art qui l’entoure. Un documentaire qui ne cherche pas à impressionner, mais à toucher, et il y parvient avec une profonde sincérité.
Colette Loumède
Programmatrice documentaire
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