Jours en fleurs


Image de couverture Jours en fleurs

Un film engagé, anti-fleur bleue, qui célèbre le fécond et le féroce des forces de la nature réinventant leur rapport au féminin. Des images d’arbres en fleurs mises à tremper dans le sang menstruel durant plusieurs mois subissent une gestation de putréfaction dont les ravages viscéraux engendrent une beauté à la fois sombre et luminescente, leur donnant la splendeur baudelairienne « informe et multiforme » de « fleurs monstrueuses ». Le titre est inspiré d’une expression acadienne utilisée par les jeunes femmes pour faire allusion à leurs règles.


Multi-supports

Produit indisponible

Réalisateur

Louise Bourque

Partager sur

Avant de faire la rencontre de Louise, j’avais entendu parler du mythe entourant la création de son film Jours en fleurs. Grande artisane de l’image expérimentale, elle nous offre ici une imagerie qui ne peut être plus organique : des images de fleurs altérées par son sang menstruel. La première chose qui me vient en tête en regardant ce film, c’est de sentir la force de vivre qui habite Louise, et que l’on retrouve à travers ces images. Au fil de notre longue amitié, j’ai pu découvrir chez elle cette incroyable capacité à rendre poétiques les éléments qui composent son quotidien et qui font (et ont fait) partie de sa vie. Je trouve que c’est l’œuvre dans sa filmographie qui pousse le plus loin la force du lien entre matérialité et concept. Le sang qui incube des pellicules d’images de fleurs au printemps pour les faire renaitre à nouveau, c’est beau et audacieux!

Voici quelques choix créatifs que Louise a fait pour Jours en fleurs que je trouve excellents et intéressants à chaque visionnement :
 

• Elle remplace ses fameuses techniques de toning chimique par un toning naturel.

 Elle amène sa propre physicalité au-delà du geste de la main, en altérant l’image avec son corps, sans toucher la pellicule.

• Elle grave ses crédits sur l’émulsion. J’aime le fait que l’œuvre est littéralement signée de la main de l’artiste.

• Elle fait défiler les images de manière si fluide et fantomatique. Avec la conception sonore enveloppante, on devient un fragment de balade en forêt, accompagné par le chant des oiseaux.



 

Guillaume Vallée
Cinéaste expérimental et artiste vidéo


  • English

    English

    5 mn

    Langue : English
  • Année 2003
  • Pays Québec
  • Durée 5
  • Producteur Louise Bourque
  • Langue Sans dialogues
  • Résumé court Un film engagé célébrant le fécond et le féroce, réinventant le féminin comme force omnipuissante capable de créer et de détruire.
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2025-11-28

Avant de faire la rencontre de Louise, j’avais entendu parler du mythe entourant la création de son film Jours en fleurs. Grande artisane de l’image expérimentale, elle nous offre ici une imagerie qui ne peut être plus organique : des images de fleurs altérées par son sang menstruel. La première chose qui me vient en tête en regardant ce film, c’est de sentir la force de vivre qui habite Louise, et que l’on retrouve à travers ces images. Au fil de notre longue amitié, j’ai pu découvrir chez elle cette incroyable capacité à rendre poétiques les éléments qui composent son quotidien et qui font (et ont fait) partie de sa vie. Je trouve que c’est l’œuvre dans sa filmographie qui pousse le plus loin la force du lien entre matérialité et concept. Le sang qui incube des pellicules d’images de fleurs au printemps pour les faire renaitre à nouveau, c’est beau et audacieux!

Voici quelques choix créatifs que Louise a fait pour Jours en fleurs que je trouve excellents et intéressants à chaque visionnement :
 

• Elle remplace ses fameuses techniques de toning chimique par un toning naturel.

 Elle amène sa propre physicalité au-delà du geste de la main, en altérant l’image avec son corps, sans toucher la pellicule.

• Elle grave ses crédits sur l’émulsion. J’aime le fait que l’œuvre est littéralement signée de la main de l’artiste.

• Elle fait défiler les images de manière si fluide et fantomatique. Avec la conception sonore enveloppante, on devient un fragment de balade en forêt, accompagné par le chant des oiseaux.



 

Guillaume Vallée
Cinéaste expérimental et artiste vidéo


  • English

    English


    Durée : 5 minutes
    Langue : English
    5 mn
  • Année 2003
  • Pays Québec
  • Durée 5
  • Producteur Louise Bourque
  • Langue Sans dialogues
  • Résumé court Un film engagé célébrant le fécond et le féroce, réinventant le féminin comme force omnipuissante capable de créer et de détruire.
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2025-11-28

Produit ajouté au panier

Mode :

Expire le :

loader waiting image
loader waiting image