La maison qui explose; la scène du crime; le noyau. Un univers s'effondre sur lui-même : le chaos se répand.
| Réalisateur | Louise Bourque |
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Précédant toute image, la voix de Louise énonce pour la première fois une phrase qui deviendra un motif principal de l'œuvre: « In my dreams, there’s a war going on… » L’évocation d’une guerre intérieure teinte la prémisse de L’éclat du mal / The Bleeding Heart of It, une oeuvre hantée par des souvenirs terrés dans l’inconscient.
Des images tournées par son père ici réappropriées, transformées, dégradées, deviennent le moyen par lequel se réanime la mémoire d’enfance et ses blessures. Ces images teintées de rose et de rouge, de vert et de bleu engendrent un exercice oscillant entre le flou et la transparence, la confusion et la lucidité. Prenant la forme d'un geste de mémoire délicat, le montage anime son caractère obsessif, imparfait et vulnérable. L’intime se décuple par les images du cadre familial superposées à la voix de Louise s'efforçant d’invoquer quelque chose de caché, de réprimé. De ce cycle émerge un spectre domestique et personnel. Alors que le rêve somatise ces fantômes, le cinéma, lui, les rend visibles.
Trop peu discutée dans la filmographie de Louise, cette œuvre est une expérience sensible faisant appel aux aspects phénoménologiques et haptiques du médium. L’éclat du mal / The Bleeding Heart of It plonge profondément dans ce qui est enfoui, embrasant son contenu en quête de sens.
Mathilde Fauteux
Coordonnatrice de la distribution
Vidéographe

Précédant toute image, la voix de Louise énonce pour la première fois une phrase qui deviendra un motif principal de l'œuvre: « In my dreams, there’s a war going on… » L’évocation d’une guerre intérieure teinte la prémisse de L’éclat du mal / The Bleeding Heart of It, une oeuvre hantée par des souvenirs terrés dans l’inconscient.
Des images tournées par son père ici réappropriées, transformées, dégradées, deviennent le moyen par lequel se réanime la mémoire d’enfance et ses blessures. Ces images teintées de rose et de rouge, de vert et de bleu engendrent un exercice oscillant entre le flou et la transparence, la confusion et la lucidité. Prenant la forme d'un geste de mémoire délicat, le montage anime son caractère obsessif, imparfait et vulnérable. L’intime se décuple par les images du cadre familial superposées à la voix de Louise s'efforçant d’invoquer quelque chose de caché, de réprimé. De ce cycle émerge un spectre domestique et personnel. Alors que le rêve somatise ces fantômes, le cinéma, lui, les rend visibles.
Trop peu discutée dans la filmographie de Louise, cette œuvre est une expérience sensible faisant appel aux aspects phénoménologiques et haptiques du médium. L’éclat du mal / The Bleeding Heart of It plonge profondément dans ce qui est enfoui, embrasant son contenu en quête de sens.
Mathilde Fauteux
Coordonnatrice de la distribution
Vidéographe
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