6 avril 1994. Un jour comme les autres s’est transformé en apocalypse pour le peuple rwandais. À Kigali, Valentine et Jean-Claude forment un nouveau couple de jeunes parents lorsque la menace d’une hécatombe de masse s'abat sur tout leur pays. Avec l’aide de plusieurs personnes, ils multiplieront leurs tentatives de s’évader de leur région avec leur bébé pour échapper au pire. _Ibuka, Justice_ est une restitution animée et poétique des moments cruciaux de cette odyssée narrée par Jean-Claude et Valentine et imaginée par Justice, leur enfant devenu grand.
| Réalisateur | Justice Rutikara |
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Tout d’abord, les photographies un peu fanées d’une famille, au début des années 1990 : des fragments de souvenirs, de paysages, l’arrivée d’un nourrisson… Puis l’animation prend le relai, insufflant à nouveau la vie à ces clichés figés d’hier. Une vie fragile, puisque nous sommes en 1994, à la veille du génocide des Tutsis au Rwanda. Une trentaine d’années plus tard, Justice Rutikara restitue à l’écran le parcours de ses deux parents, au fil de leur témoignage détaillé en voix off. Car le nouveau-né des photographies, c’était lui.
À travers l’animation, le cinéaste parvient à évoquer avec pudeur une horreur indicible, à servir avec vivacité le travail de mémoire et à reconstituer l’expérience de ces heures et ces jours terribles de façon presque méthodique. La clarté du dessin, la finesse des ellipses et l’efficacité des métaphores visuelles servent le récit au plus près : au gré des déplacements, des cachettes, des moments de terreur comme de solidarité, et des éclats d’humanité au milieu de la déshumanisation. Il s’agit d’aller à l’essentiel, avec précision, tout en honorant un amour familial mû en force de survie. Le résultat est d’une justesse bouleversante.
Apolline Caron-Ottavi
Rédactrice et programmatrice
Cinémathèque québécoise

Tout d’abord, les photographies un peu fanées d’une famille, au début des années 1990 : des fragments de souvenirs, de paysages, l’arrivée d’un nourrisson… Puis l’animation prend le relai, insufflant à nouveau la vie à ces clichés figés d’hier. Une vie fragile, puisque nous sommes en 1994, à la veille du génocide des Tutsis au Rwanda. Une trentaine d’années plus tard, Justice Rutikara restitue à l’écran le parcours de ses deux parents, au fil de leur témoignage détaillé en voix off. Car le nouveau-né des photographies, c’était lui.
À travers l’animation, le cinéaste parvient à évoquer avec pudeur une horreur indicible, à servir avec vivacité le travail de mémoire et à reconstituer l’expérience de ces heures et ces jours terribles de façon presque méthodique. La clarté du dessin, la finesse des ellipses et l’efficacité des métaphores visuelles servent le récit au plus près : au gré des déplacements, des cachettes, des moments de terreur comme de solidarité, et des éclats d’humanité au milieu de la déshumanisation. Il s’agit d’aller à l’essentiel, avec précision, tout en honorant un amour familial mû en force de survie. Le résultat est d’une justesse bouleversante.
Apolline Caron-Ottavi
Rédactrice et programmatrice
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