El vuelco del cangrejo


Image de couverture El vuelco del cangrejo

À La Barra, village isolé et humide de la côte pacifique colombienne, Cerebro, leader de la communauté afro-colombienne locale, s’oppose à un homme blanc, propriétaire terrien, qui souhaite construire un complexe hôtelier sur la plage. Daniel, un homme étrange aux allures et aux manières citadines, arrive sur place à la recherche d’un bateau pour quitter le pays. Contraint de rester, il se retrouve impliqué dans la lutte du village pour survivre à l’irruption imminente de la modernité.


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Oscar Ruiz NaviaOscar Ruiz Navia

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À l'hiver 2024, 15 ans après la sortie de El vuelco del cangrejo, Oscar et moi tournions des images de Tigers Can Be Seen in the Rain dans les rues de Montréal. Tournage ou longue marche, nous profitions de ces journées pour parler d'anecdotes de voyage, de cinéma et de la mort. Nous nous arrêtions spontanément et Oscar scrutait méticuleusement le viseur. Aucune image n'était laissée au hasard. Nous regardions les mêmes ruelles, les mêmes parcs et les mêmes trottoirs, mais nous n'y voyions pas les mêmes expériences, ni les mêmes fantômes.

Dès son premier long métrage s'annonce déjà cette attention délicate aux cadrages et à la mise en image d'un état de voyageur. El vuelco del cangrejo est parsemé de tableaux, mais aussi de visages et de regards. Il y a ceux des habitant.e·s de La Barra et ceux des voyageur·euse·s, tous tourné·e·s si fréquemment vers l'océan. Si dans ce lieu au bout du monde, on regarde l'horizon, c'est qu'il est aussi habité d'êtres rêvés, de pêcheurs qu'on attend, de gens qu'on a laissés derrière. Et alors, l'océan devient à la fois la mémoire de ces êtres et notre porte de sortie vers quelque chose d'autre.

El vuelco del cangrejo invite au rêve autant qu'il ancre dans le présent. Celui de la modernité, de l'homme blanc qui prolétarise et qui profite. Celui du bruit, envahissant le village jusqu'aux heures tardives, empêchant le rêve de s'installer.

 

 

 

Charles Duquet
Cinéaste et Coordonnateur du développement des publics
Rendez-vous Québec Cinéma

 

 


  • English

    English

    1h37

    Langue : English
  • Année 2009
  • Pays Colombie, France
  • Durée 97
  • Producteur Contravia Films, Diana Bustamante, Arizona Productions
  • Langue Espagnol
  • Sous-titres Français (à venir), Anglais
  • Résumé court Un docudrame dans lequel un homme tentant de fuir la Colombie en bateau se retrouve au cœur des tensions entre la communauté locale et un étranger souhaitant y construire un hôtel.
  • Mention festival Prix de la critique FIPRESCI · Berlinale (Forum) 2010
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-04-24

À l'hiver 2024, 15 ans après la sortie de El vuelco del cangrejo, Oscar et moi tournions des images de Tigers Can Be Seen in the Rain dans les rues de Montréal. Tournage ou longue marche, nous profitions de ces journées pour parler d'anecdotes de voyage, de cinéma et de la mort. Nous nous arrêtions spontanément et Oscar scrutait méticuleusement le viseur. Aucune image n'était laissée au hasard. Nous regardions les mêmes ruelles, les mêmes parcs et les mêmes trottoirs, mais nous n'y voyions pas les mêmes expériences, ni les mêmes fantômes.

Dès son premier long métrage s'annonce déjà cette attention délicate aux cadrages et à la mise en image d'un état de voyageur. El vuelco del cangrejo est parsemé de tableaux, mais aussi de visages et de regards. Il y a ceux des habitant.e·s de La Barra et ceux des voyageur·euse·s, tous tourné·e·s si fréquemment vers l'océan. Si dans ce lieu au bout du monde, on regarde l'horizon, c'est qu'il est aussi habité d'êtres rêvés, de pêcheurs qu'on attend, de gens qu'on a laissés derrière. Et alors, l'océan devient à la fois la mémoire de ces êtres et notre porte de sortie vers quelque chose d'autre.

El vuelco del cangrejo invite au rêve autant qu'il ancre dans le présent. Celui de la modernité, de l'homme blanc qui prolétarise et qui profite. Celui du bruit, envahissant le village jusqu'aux heures tardives, empêchant le rêve de s'installer.

 

 

 

Charles Duquet
Cinéaste et Coordonnateur du développement des publics
Rendez-vous Québec Cinéma

 

 


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    Durée : 1h37
    Langue : English
    1h37
  • Année 2009
  • Pays Colombie, France
  • Durée 97
  • Producteur Contravia Films, Diana Bustamante, Arizona Productions
  • Langue Espagnol
  • Sous-titres Français (à venir), Anglais
  • Résumé court Un docudrame dans lequel un homme tentant de fuir la Colombie en bateau se retrouve au cœur des tensions entre la communauté locale et un étranger souhaitant y construire un hôtel.
  • Mention festival Prix de la critique FIPRESCI · Berlinale (Forum) 2010
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-04-24

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