J'ai 18 ans (La guerre)


Image de couverture J'ai 18 ans (La guerre)

Dans cet essai cinématographique, la cinéaste utilise ses propres « images » pour illustrer les souvenirs de Lisa (Yelyzaveta), une Ukrainienne de 18 ans qui a vécu quelques mois à Montréal. Deux inconnues, si loin, si proche.


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Romane Pilote Lamontagne

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Une protagoniste ukrainienne et une cinéaste québécoise se regardent dans les yeux. Cette caméra fixe et frontale nous permet de nous immiscer entre elles. Lisa nous regarde, mais j’aime croire qu’elle ne s’adresse pas à nous. Seulement à Romane. Si chacune se reconnaît un tant soit peu dans ce que l’autre vit — l’exil, le déracinement, le passage à la vie adulte — le film met brillamment en valeur l’entrelacement de leurs souvenirs respectifs, comme s’il n’était pas question de démêler à qui ils appartiennent. Les paroles sont celles de Lisa, sans contredit, mais les images qui leur font miroir ne lui sont pas exclusives. Il y a beaucoup d’espace dans ces images, assez pour s’y tailler une place. Élusives et flottantes, elles appellent à être incarnées par celui ou celle qui les regarde. Elles explorent des paysages urbains se voulant anonymes. Elles n’ont pas d’emprise sur ce qu’elles documentent; elles sont plutôt curieuses, distantes, mais attentives. Comme si l’image même racontait : « Nous ne sommes pas d’ici, mais nous ne sommes pas pour autant des étrangères. »


 

Jason Todd
Programmateur et cinéaste

 

 

 

 

 


  • Français

    Français


    Langue : Français
    Sous-titres : Français
  • English

    English


    Langue : English
    Sous-titres : English
  • Année 2025
  • Pays Québec
  • Durée 9
  • Producteur L'École des médias de l'UQAM
  • Langue Ukrainien
  • Sous-titres Français, Anglais
  • Résumé court Une évocation des souvenirs de Lisa, une jeune Ukrainienne de 18 ans ayant passé quelques mois à Montréal pour fuir la guerre.
  • Mention festival Meilleur court métrage art & essai · Festival Filministes 2026
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-09-11

Une protagoniste ukrainienne et une cinéaste québécoise se regardent dans les yeux. Cette caméra fixe et frontale nous permet de nous immiscer entre elles. Lisa nous regarde, mais j’aime croire qu’elle ne s’adresse pas à nous. Seulement à Romane. Si chacune se reconnaît un tant soit peu dans ce que l’autre vit — l’exil, le déracinement, le passage à la vie adulte — le film met brillamment en valeur l’entrelacement de leurs souvenirs respectifs, comme s’il n’était pas question de démêler à qui ils appartiennent. Les paroles sont celles de Lisa, sans contredit, mais les images qui leur font miroir ne lui sont pas exclusives. Il y a beaucoup d’espace dans ces images, assez pour s’y tailler une place. Élusives et flottantes, elles appellent à être incarnées par celui ou celle qui les regarde. Elles explorent des paysages urbains se voulant anonymes. Elles n’ont pas d’emprise sur ce qu’elles documentent; elles sont plutôt curieuses, distantes, mais attentives. Comme si l’image même racontait : « Nous ne sommes pas d’ici, mais nous ne sommes pas pour autant des étrangères. »


 

Jason Todd
Programmateur et cinéaste

 

 

 

 

 


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    Langue : Français
    Sous-titres : Français
  • English

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    Langue : English
    Sous-titres : English
  • Année 2025
  • Pays Québec
  • Durée 9
  • Producteur L'École des médias de l'UQAM
  • Langue Ukrainien
  • Sous-titres Français, Anglais
  • Résumé court Une évocation des souvenirs de Lisa, une jeune Ukrainienne de 18 ans ayant passé quelques mois à Montréal pour fuir la guerre.
  • Mention festival Meilleur court métrage art & essai · Festival Filministes 2026
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-09-11

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