Guy Gilles promène sa caméra à travers Paris, par un jour d'hiver. Il suit les passant·e·s, les enfants jouant avec la neige, le regard des gens derrière leur fenêtre, et se joue du brouillard et des arbres dénudés par l'hiver.
Réalisateur | Guy Gilles |
Acteur | Amandine Gay |
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Guy Gilles est un amoureux des cartes postales et Paris, un jour d’hiver est une des plus belles incarnations d’un des motifs récurrents de son œuvre. On retrouve aussi dans ce court métrage à la lisière du documentaire et du poème, la présence magnétique de Patrick Jouané, son acteur fétiche qui, cette fois-ci, prend les traits d’un titi parisien semblant nous inviter à flâner avec lui. Paris, un jour d’hiver est simultanément réflexion sur la subjectivité de la mémoire, ode au pouvoir d’attraction/répulsion de la Capitale et pierre ajoutée à l’édifice de la mythologie (audio)visuelle de la Ville lumière. Ici, tout est prétexte à l’exaltation de la nostalgie du présent : les paroles des passant·e·s, les boules de neige des enfants, les activités auxquelles vaquent les habitant·e·s, agrémentées de ralentis, d’arrêts sur images et de fantaisies de montage, nous promenant entre le rêve et le cadavre exquis. Je fais partie de celles qui ont longtemps rêvé de Paris, au travers de tant de films, dont celui-ci, vu pour la première fois, il y a 20 ans déjà, lors d’une rétrospective Guy Gilles animée par Gaël Lépingle (l’homme qui travailla sans relâche à faire réémerger l’œuvre d’un de mes cinéastes français préférés). J’ai longtemps vécu à Paris, adoré, détesté puis quitté cette ville, pour m’y retrouver encore 15 ans plus tard, amoureuse comme au premier jour. En revoyant ce film, un jour d’hiver, dans Paris, me voici prise de nostalgie : ce n’est plus de la poésie, c’est de la magie !
Amandine Gay
Cinéaste
Guy Gilles est un amoureux des cartes postales et Paris, un jour d’hiver est une des plus belles incarnations d’un des motifs récurrents de son œuvre. On retrouve aussi dans ce court métrage à la lisière du documentaire et du poème, la présence magnétique de Patrick Jouané, son acteur fétiche qui, cette fois-ci, prend les traits d’un titi parisien semblant nous inviter à flâner avec lui. Paris, un jour d’hiver est simultanément réflexion sur la subjectivité de la mémoire, ode au pouvoir d’attraction/répulsion de la Capitale et pierre ajoutée à l’édifice de la mythologie (audio)visuelle de la Ville lumière. Ici, tout est prétexte à l’exaltation de la nostalgie du présent : les paroles des passant·e·s, les boules de neige des enfants, les activités auxquelles vaquent les habitant·e·s, agrémentées de ralentis, d’arrêts sur images et de fantaisies de montage, nous promenant entre le rêve et le cadavre exquis. Je fais partie de celles qui ont longtemps rêvé de Paris, au travers de tant de films, dont celui-ci, vu pour la première fois, il y a 20 ans déjà, lors d’une rétrospective Guy Gilles animée par Gaël Lépingle (l’homme qui travailla sans relâche à faire réémerger l’œuvre d’un de mes cinéastes français préférés). J’ai longtemps vécu à Paris, adoré, détesté puis quitté cette ville, pour m’y retrouver encore 15 ans plus tard, amoureuse comme au premier jour. En revoyant ce film, un jour d’hiver, dans Paris, me voici prise de nostalgie : ce n’est plus de la poésie, c’est de la magie !
Amandine Gay
Cinéaste
Français