Alors que le Congo prépare la plus grande centrale électrique d’Afrique, les habitant·e·s de Kinshasa sont englouti·e·s dans l’obscurité. Dans ce contexte, la population lutte pour l’accès à l’électricité et chacun·e se procure des lumières de fortune pour survivre, mais aussi pour fêter à l’aide de bougies, LED et feux d’artifice. Une impressionnante fresque nocturne.
| Réalisateur | Nelson Makengo |
| Acteur | Badewa Ajibade |
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Tonga Saa m’a immédiatement impressionné par l’audace de son écriture documentaire, particulièrement dans le contexte du cinéma africain. Le film s’éloigne des formes et des signatures conventionnelles de nombreux films contemporains et rappelle les grandes œuvres fondatrices du cinéma africain, notamment celles d’auteurs comme Ousmane Sembène, qui revendiquaient un réalisme affranchi des frontières et des contraintes de la distinction entre fiction et documentaire.
Le film propose un commentaire sociopolitique sur les réalités contemporaines du continent porté par ses participant·e·s et façonné par le regard et les choix de mise en scène du cinéaste. Le Congo n’y apparaît finalement que comme une étude de cas de ce qui s’est produit dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne depuis leur indépendance. Sans jamais adopter un ton didactique, le cinéaste refuse toutefois de détourner le regard des réalités africaines et en livre un reflet lucide. Ces images n’attribuent pas les difficultés sociopolitiques et les déficits d’infrastructures à une seule personne ou à une seule entité politique; elles ouvrent plutôt un espace de réflexion critique pour l’ensemble des acteurs concernés.
Si le film ne s'adresse en rien exclusivement à un public africain, l'une de ses plus grandes réussites réside précisément dans le fait qu'il ne cherche pas à instrumentaliser les difficultés du continent pour un regard extérieur. Il se préoccupe tout autant de contribuer à la réflexion sur les défis auxquels font face les sociétés africaines que de raconter ces réalités avec force et justesse à un public international curieux de les comprendre.
Badewa Ajibade
Cinéaste et programmateur

Tonga Saa m’a immédiatement impressionné par l’audace de son écriture documentaire, particulièrement dans le contexte du cinéma africain. Le film s’éloigne des formes et des signatures conventionnelles de nombreux films contemporains et rappelle les grandes œuvres fondatrices du cinéma africain, notamment celles d’auteurs comme Ousmane Sembène, qui revendiquaient un réalisme affranchi des frontières et des contraintes de la distinction entre fiction et documentaire.
Le film propose un commentaire sociopolitique sur les réalités contemporaines du continent porté par ses participant·e·s et façonné par le regard et les choix de mise en scène du cinéaste. Le Congo n’y apparaît finalement que comme une étude de cas de ce qui s’est produit dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne depuis leur indépendance. Sans jamais adopter un ton didactique, le cinéaste refuse toutefois de détourner le regard des réalités africaines et en livre un reflet lucide. Ces images n’attribuent pas les difficultés sociopolitiques et les déficits d’infrastructures à une seule personne ou à une seule entité politique; elles ouvrent plutôt un espace de réflexion critique pour l’ensemble des acteurs concernés.
Si le film ne s'adresse en rien exclusivement à un public africain, l'une de ses plus grandes réussites réside précisément dans le fait qu'il ne cherche pas à instrumentaliser les difficultés du continent pour un regard extérieur. Il se préoccupe tout autant de contribuer à la réflexion sur les défis auxquels font face les sociétés africaines que de raconter ces réalités avec force et justesse à un public international curieux de les comprendre.
Badewa Ajibade
Cinéaste et programmateur
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