Tourné à la station de biologie marine de Roscoff, sur la côte nord de la Bretagne, _Comment naissent des méduses_ présente la formation des polypes, la nutrition et la reproduction de quatre espèces de méduses. La transparence de leur corps révèle de nombreux détails sur leur anatomie, tout en laissant subsister d’autres mystères que le film nous invite à découvrir…
| Réalisateurs | Jean Painlevé, Geneviève Hamon |
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Rien ne me rassure davantage que le début des choses; les naissances.
Le début du cinéma est un bon endroit où se réfugier. On y assiste à l’émergence d’un langage, aux balbutiements d’une manière de montrer, de raconter, d’expérimenter le monde. Une apparence de simplicité.
Visionner aujourd’hui, dans le chaos du monde, un film de Painlevé sur le processus de reproduction des méduses m’apaise plus que tout. Sur une bande sonore nerveuse de Pierre Conté, la narration descriptive nous guide dans l’interprétation des images mystérieuses qui nous font face. Grâce à son « microscope du temps », Painlevé nous dévoile toutes sortes de procédés invisibles à l’œil nu menant à la reproduction de ces cnidaires.
On croirait voir devant nous le miracle du vivant tout entier se dévoiler : rupture, déformation, éclatement, choc, extension, vibration, flottement, fixation, étirement. Toutes sortes de mouvements et transformations ont cours. Si on ne cille pas, si on arrive à voir entre les images, arriverons-nous enfin à comprendre l’origine de la vie?!
Les films de Painlevé sont aussi incongrus que familiers. Aussi fantastiques que réalistes. Ils sont d’une substance molle et merveilleuse, ils se glissent dans nos corps pour nous faire entendre des notes nouvelles et toucher des textures inconnues. Il me semble qu’ils nous ouvrent un passage qu’il serait bon de continuer à explorer.
Tout ça est bien mystérieux, mais je sens qu’un canal est ouvert… Je continue l’exploration.
Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk Canada

Rien ne me rassure davantage que le début des choses; les naissances.
Le début du cinéma est un bon endroit où se réfugier. On y assiste à l’émergence d’un langage, aux balbutiements d’une manière de montrer, de raconter, d’expérimenter le monde. Une apparence de simplicité.
Visionner aujourd’hui, dans le chaos du monde, un film de Painlevé sur le processus de reproduction des méduses m’apaise plus que tout. Sur une bande sonore nerveuse de Pierre Conté, la narration descriptive nous guide dans l’interprétation des images mystérieuses qui nous font face. Grâce à son « microscope du temps », Painlevé nous dévoile toutes sortes de procédés invisibles à l’œil nu menant à la reproduction de ces cnidaires.
On croirait voir devant nous le miracle du vivant tout entier se dévoiler : rupture, déformation, éclatement, choc, extension, vibration, flottement, fixation, étirement. Toutes sortes de mouvements et transformations ont cours. Si on ne cille pas, si on arrive à voir entre les images, arriverons-nous enfin à comprendre l’origine de la vie?!
Les films de Painlevé sont aussi incongrus que familiers. Aussi fantastiques que réalistes. Ils sont d’une substance molle et merveilleuse, ils se glissent dans nos corps pour nous faire entendre des notes nouvelles et toucher des textures inconnues. Il me semble qu’ils nous ouvrent un passage qu’il serait bon de continuer à explorer.
Tout ça est bien mystérieux, mais je sens qu’un canal est ouvert… Je continue l’exploration.
Naomie Décarie-Daigneault
Directrice artistique de Tënk Canada
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