Everything Everywhere Again Alive


Image de couverture Everything Everywhere Again Alive

Au début des années 1970, Keith Lock s’est installé dans la communauté hippie de Buck Lake, au nord de Kingston, en Ontario. Il s’y est rendu pour rejoindre les membres de la scène underground de Toronto, afin de mettre en images la vie quotidienne d’une société horizontale et idéaliste, libérée de l’oppression urbaine. Le résultat est l’un des chefs-d’œuvre du cinéma expérimental canadien, mais surtout un film à l’esprit libre qui remet en question l’idée même de liberté.


Multi-supports

Produit indisponible

Réalisateur

Keith Lock

Partager sur

Quand Keith Lock entend pour la première fois parler de Buck Lake, le projet d’y vivre en communauté, coupé du monde, n’est qu’un rêve hippie, typique des vagues de retour vers la nature qui bercent les espoirs des années 1970. Plus encore, le jeune diplômé de la première cohorte d’études cinématographiques de l’Université York a des ambitions de faire un film « sur le Canada », cherchant à définir ce projet national et identitaire encore trouble et balbutiant, à l’heure où lui-même, immigrant chinois de troisième génération, est aux prises avec ses propres doutes sur sa culture diasporique, encore fragile, encore humiliée.

Arrivé là-bas, le choc est plus viscéral que prévu. En résulte une méditation à la fois poétique et schématique sur les saisons qui passent, sur ce qu’on apprend en vivant de la terre en matière de débrouillardise et d’ingéniosité, sur ce qui arrive quand on braque notre caméra sur des gens qu’on aime et qu’on respecte. Bien que le film de Lock ait des allures d’invitation naturaliste aux accents ethnographiques, c’est le rythme lyrique de ce trip, pensé de manière cyclique, structuré par des glyphes imprimés sur la pellicule-partition, qui lui donne ses allures de formule secrète, qu’un cercle toujours plus grand d’initié·e·s peut apprendre à reconnaître et murmurer. Tout, partout, revit, encore, toujours, et à nouveau maintenant avec l’arrivée des films de Keith Lock dans la cinéphilie francophone. Prenez place autour du feu, ne faites pas attention aux cochons ni aux policiers. Bienvenue à Buck Lake. 


 

Mathieu Li-Goyette
Critique de cinéma, programmateur, chercheur
et rédacteur en chef de la revue Panorama-Cinéma


 

Présenté en partenariat avec
 


  • English

    English

    1h12

    Langue : English
  • Année 1975
  • Pays Canada
  • Durée 72
  • Producteur Keith Lock
  • Langue Anglais
  • Résumé court Au début des années 1970, Keith Lock filme la communauté hippie de Buck Lake et les idéaux d’une vie libre, collective et affranchie de l’oppression urbaine.
  • Ordre 1
  • Capsule film <p>En compl&eacute;ment, consultez le dossier sp&eacute;cial <a href="https://www.panorama-cinema.com/V2/article.php?categorie=3&amp;id=1381"><span style="color:#008080;"><em><strong>Les diasporas intimes de Keith Lock</strong></em></span></a> publi&eacute; chez&nbsp;<em>Panorama-cin&eacute;ma.</em></p> <p>&nbsp;</p> <p style="text-align: center;"><a href="https://www.panorama-cinema.com/V2/index.php" target="_blank"><img src="https://dhkhp2rgto9nq.cloudfront.net/img/cms/LOGO_SIMPLE_PANO_300DPI-1.png" style="height: 68px; width: 250px;" /></a></p>
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-05-29

Quand Keith Lock entend pour la première fois parler de Buck Lake, le projet d’y vivre en communauté, coupé du monde, n’est qu’un rêve hippie, typique des vagues de retour vers la nature qui bercent les espoirs des années 1970. Plus encore, le jeune diplômé de la première cohorte d’études cinématographiques de l’Université York a des ambitions de faire un film « sur le Canada », cherchant à définir ce projet national et identitaire encore trouble et balbutiant, à l’heure où lui-même, immigrant chinois de troisième génération, est aux prises avec ses propres doutes sur sa culture diasporique, encore fragile, encore humiliée.

Arrivé là-bas, le choc est plus viscéral que prévu. En résulte une méditation à la fois poétique et schématique sur les saisons qui passent, sur ce qu’on apprend en vivant de la terre en matière de débrouillardise et d’ingéniosité, sur ce qui arrive quand on braque notre caméra sur des gens qu’on aime et qu’on respecte. Bien que le film de Lock ait des allures d’invitation naturaliste aux accents ethnographiques, c’est le rythme lyrique de ce trip, pensé de manière cyclique, structuré par des glyphes imprimés sur la pellicule-partition, qui lui donne ses allures de formule secrète, qu’un cercle toujours plus grand d’initié·e·s peut apprendre à reconnaître et murmurer. Tout, partout, revit, encore, toujours, et à nouveau maintenant avec l’arrivée des films de Keith Lock dans la cinéphilie francophone. Prenez place autour du feu, ne faites pas attention aux cochons ni aux policiers. Bienvenue à Buck Lake. 


 

Mathieu Li-Goyette
Critique de cinéma, programmateur, chercheur
et rédacteur en chef de la revue Panorama-Cinéma


 

Présenté en partenariat avec
 


  • English

    English


    Durée : 1h12
    Langue : English
    1h12
  • Année 1975
  • Pays Canada
  • Durée 72
  • Producteur Keith Lock
  • Langue Anglais
  • Résumé court Au début des années 1970, Keith Lock filme la communauté hippie de Buck Lake et les idéaux d’une vie libre, collective et affranchie de l’oppression urbaine.
  • Ordre 1
  • Capsule film <p>En compl&eacute;ment, consultez le dossier sp&eacute;cial <a href="https://www.panorama-cinema.com/V2/article.php?categorie=3&amp;id=1381"><span style="color:#008080;"><em><strong>Les diasporas intimes de Keith Lock</strong></em></span></a> publi&eacute; chez&nbsp;<em>Panorama-cin&eacute;ma.</em></p> <p>&nbsp;</p> <p style="text-align: center;"><a href="https://www.panorama-cinema.com/V2/index.php" target="_blank"><img src="https://dhkhp2rgto9nq.cloudfront.net/img/cms/LOGO_SIMPLE_PANO_300DPI-1.png" style="height: 68px; width: 250px;" /></a></p>
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-05-29

Produit ajouté au panier

Mode :

Expire le :

loader waiting image
loader waiting image