Keith Lock est un cinéaste qui travaille à la croisée des formes expérimentales, dramatiques et documentaires. Il est considéré comme le premier cinéaste sino-canadien au pays. Plutôt que de s’appuyer sur des structures narratives conventionnelles, Lock utilise fréquemment un montage fragmenté, des couches sonores, des matériaux d’archives et des images contemplatives pour créer des œuvres qui remettent en question les perspectives historiques dominantes et invitent à une réflexion sur le pouvoir, l’histoire et la mémoire collective. Son film de fin d’études secondaires, Flights of Frenzy (1969), a remporté le Prix du meilleur film Super 8 au festival international UNESCO Muse à Amsterdam. Il est titulaire d’une maîtrise en cinéma (M.F.A.) de l’Université York. Par la suite, Lock a travaillé comme assistant de Claude Jutra et comme directeur de la photographie pour Michael Snow sur plusieurs projets, dont Two Sides to Every Story (1974), sélectionné parmi les 150 œuvres essentielles du cinéma canadien par le TIFF. Il a été membre fondateur et premier président de la Toronto Filmmakers Co-op, la première coopérative de cinéma au Canada, qui est devenue par la suite LIFT. Il a également fondé New Films, l’une des premières séries de projections consacrées au cinéma indépendant et expérimental à Toronto, devenue plus tard _The Funnel. _Son long métrage expérimental Everything Everywhere Again Alive (1975) a été présenté dans la rétrospective du cinéma canadien du TIFF en 1984, puis désigné en 2020 parmi les « 100 meilleurs films canadiens de tous les temps » par le conservateur cinéma de l’AGO, Jim Shedden. Plus récemment, Lock a été artiste invité au 8Fest Toronto (2016) et a créé le prototype de réalité virtuelle 360° The Secret pour l’ONF en 2017. Il a été producteur exécutif du long métrage Café Daughter (2023), lauréat du Prix du public au imagineNATIVE Film + Media Arts Festival. Son plus récent documentaire, Relics of Love and War (2023), explore un chapitre peu connu de l’histoire sino-canadienne et a été présenté dans de nombreux festivals et lieux de diffusion indépendants à l’international. © Crédit photo : Mike Tjioe
Le cinéaste sino-canadien Keith Lock raconte comment sa mère a épousé son père alors que celui-ci s’entraînait avec d’autres vétérans volontaires sino-canadiens pour une mission suicide top secrète : l’Opération Oblivion. Cette histoire extraordinaire se déroule sur fond de Seconde Guerre mondiale, à une époque où les Canadiens d'origine chinoise n’avaient pas le droit de vote, ne pouvaient pas...
Le cinéaste, son père et son plus jeune enfant passent devant la maison du quartier chinois où le père du cinéaste est né, créant ainsi un moment sublime.
_Parade_ se compose en trois parties, chacune utilisant un langage cinématographique différent. La première partie recourt au langage narratif du cinéma pour raconter une histoire mystérieuse; la deuxième utilise un langage visuel expressionniste; et la troisième est constituée d’événements qui se déroulent tous simultanément et qui, au cinéma, ne peuvent être représentés que sous forme de séqu...
Au cours d'un voyage en train entre Toronto et Moose Bay en compagnie de sa mère et de deux amis, Keith Lock — alors assistant de Michael Snow — a réalisé un récit de voyage impressionniste en utilisant la technique du « tourné-monté » qui consiste à filmer chronologiquement les plans dans l’ordre du montage final, en effectuant les coupes directement à la caméra plutôt qu’en postproduction.
Everything Everywhere Again Alive
Nouveauté !Au début des années 1970, Keith Lock s’est installé dans la communauté hippie de Buck Lake, au nord de Kingston, en Ontario. Il s’y est rendu pour rejoindre les membres de la scène underground de Toronto, afin de mettre en images la vie quotidienne d’une société horizontale et idéaliste, libérée de l’oppression urbaine. Le résultat est l’un des chefs-d’œuvre du cinéma expérimental canadien, mai...
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