Touched


Image de couverture Touched

Tourné en 1970 dans une école primaire de Brockville en Ontario, ce film mêlant techniques documentaires et d’animation s’attache à montrer les réactions et les relations entre les enfants dans un environnement propice à la créativité.


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Réalisateurs

Keith LockJames Anderson

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Financé par la Croix-Rouge pour promouvoir ses programmes d’art en milieu scolaire, Touched est une occasion pour Lock et son collègue James Anderson de poursuivre leurs expérimentations formelles sous le prisme du jeu. Inspiré par la théorie mcluhanienne du cinéma tactile, le film s’attarde au corps en tant que puzzle visuel, dont l’agencement expressif des pièces dégage une impression frappante, à mi-chemin entre le rêve et la réalité. Après Flights of Frenzy (1969), le spectre de la guerre du Vietnam plane toujours, alors qu’un homme au poêle allume la radio et qu’un concert de bouches beuglantes vient l’accabler; on s’imagine presque les chanoines de La Passion de Jeanne d’Arc, devenus désormais les juges et les bourreaux du peuple vietnamien.

Heureusement, l’enfance ne reflète pas ici la perspective belliqueuse des adultes, mais sert à conjurer la mort, tels qu’en témoignent les débordements de vie et de créativité du deuxième acte. Propulsé par un montage (sonore et visuel) ludique, celui-ci nous invite dans une salle de classe représentée comme une ruche d’activités, où tout semble possible, où les écoliers, affairés au magnétophone et au carrousel de diapositives, évoquent le processus de création espiègle et instinctif des deux auteurs. Les canevas sur lesquels se posent leurs pinceaux deviennent un espace de jeu, au même titre que le film lui-même, qui nous leurre pour mieux nous réjouir avec l’apparition incongrue des animaux de la ferme et les transmutations étonnantes que subissent leurs figures, opposant les horreurs du monde aux infinies potentialités esthétiques du quotidien.

 

Olivier Thibodeau
Critique


 

Présenté en partenariat avec
 


  • English

    English

    12 mn

    Langue : English
  • Année 1970
  • Pays Canada
  • Durée 12
  • Producteur Keith Lock, James Anderson
  • Langue Anglais
  • Résumé court Tourné en 1970 dans une école primaire de Brockville en Ontario, ce film s’attache à montrer les réactions et les relations entre les enfants dans un environnement propice à la créativité.
  • Ordre 2
  • Capsule film <p>En compl&eacute;ment, consultez le dossier sp&eacute;cial <a href="https://www.panorama-cinema.com/V2/article.php?categorie=3&amp;id=1381"><span style="color:#008080;"><em><strong>Les diasporas intimes de Keith Lock</strong></em></span></a> publi&eacute; chez&nbsp;<em>Panorama-cin&eacute;ma.</em></p> <p>&nbsp;</p> <p style="text-align: center;"><a href="https://www.panorama-cinema.com/V2/index.php" target="_blank"><img src="https://dhkhp2rgto9nq.cloudfront.net/img/cms/LOGO_SIMPLE_PANO_300DPI-1.png" style="height: 68px; width: 250px;" /></a></p>
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-05-29

Financé par la Croix-Rouge pour promouvoir ses programmes d’art en milieu scolaire, Touched est une occasion pour Lock et son collègue James Anderson de poursuivre leurs expérimentations formelles sous le prisme du jeu. Inspiré par la théorie mcluhanienne du cinéma tactile, le film s’attarde au corps en tant que puzzle visuel, dont l’agencement expressif des pièces dégage une impression frappante, à mi-chemin entre le rêve et la réalité. Après Flights of Frenzy (1969), le spectre de la guerre du Vietnam plane toujours, alors qu’un homme au poêle allume la radio et qu’un concert de bouches beuglantes vient l’accabler; on s’imagine presque les chanoines de La Passion de Jeanne d’Arc, devenus désormais les juges et les bourreaux du peuple vietnamien.

Heureusement, l’enfance ne reflète pas ici la perspective belliqueuse des adultes, mais sert à conjurer la mort, tels qu’en témoignent les débordements de vie et de créativité du deuxième acte. Propulsé par un montage (sonore et visuel) ludique, celui-ci nous invite dans une salle de classe représentée comme une ruche d’activités, où tout semble possible, où les écoliers, affairés au magnétophone et au carrousel de diapositives, évoquent le processus de création espiègle et instinctif des deux auteurs. Les canevas sur lesquels se posent leurs pinceaux deviennent un espace de jeu, au même titre que le film lui-même, qui nous leurre pour mieux nous réjouir avec l’apparition incongrue des animaux de la ferme et les transmutations étonnantes que subissent leurs figures, opposant les horreurs du monde aux infinies potentialités esthétiques du quotidien.

 

Olivier Thibodeau
Critique


 

Présenté en partenariat avec
 


  • English

    English


    Durée : 12 minutes
    Langue : English
    12 mn
  • Année 1970
  • Pays Canada
  • Durée 12
  • Producteur Keith Lock, James Anderson
  • Langue Anglais
  • Résumé court Tourné en 1970 dans une école primaire de Brockville en Ontario, ce film s’attache à montrer les réactions et les relations entre les enfants dans un environnement propice à la créativité.
  • Ordre 2
  • Capsule film <p>En compl&eacute;ment, consultez le dossier sp&eacute;cial <a href="https://www.panorama-cinema.com/V2/article.php?categorie=3&amp;id=1381"><span style="color:#008080;"><em><strong>Les diasporas intimes de Keith Lock</strong></em></span></a> publi&eacute; chez&nbsp;<em>Panorama-cin&eacute;ma.</em></p> <p>&nbsp;</p> <p style="text-align: center;"><a href="https://www.panorama-cinema.com/V2/index.php" target="_blank"><img src="https://dhkhp2rgto9nq.cloudfront.net/img/cms/LOGO_SIMPLE_PANO_300DPI-1.png" style="height: 68px; width: 250px;" /></a></p>
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-05-29

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