Chronique d'un temps flou


Image de couverture Chronique d'un temps flou

À travers le portrait, les interrogations et les préoccupations de jeunes Québécois·e·s âgé·e·s de 20 à 25 ans, ce documentaire soulève, souvent avec humour, une réflexion sur la société québécoise de la fin des années 1980 : famille, couple, travail, chômage, création, politique, avenir, etc. La réalisatrice, quant à elle, y incarne la génération des 35 ans et contribue ainsi à mesurer le chemin parcouru depuis la fin des années 60.



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Réalisateur

Sylvie Groulx

Acteur

Pascale Ferland

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Le temps creuse-t-il une distance inéluctable entre les générations? À travers ce film, la cinéaste Sylvie Groulx, jeune baby-boomer âgée de 35 ans en 1988, mesure l’écart qui la sépare d’un groupe de jeunes issus de la génération « X », alors dans la vingtaine. Différentes thématiques sont abordées comme le chômage, le capitalisme, la politique et le féminisme. Portés par le regard de la cinéaste, nous suivons les amours, les rêves et les désillusions des jeunes protagonistes qui peinent à se projeter dans l’avenir. Au cœur de leurs questionnements se forgent leurs visions du monde et leur goût d’atteindre un certain idéal. Se révèlent alors progressivement les contradictions et les élans de cette jeunesse d’une décennie révolue. « Plus vous regardez loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur », disait Churchill.

 

***

 

Depuis l’écriture de ces lignes en 2020, Sylvie nous a quitté·e·s. Je repense souvent à ce film qui m’a profondément marquée par la proximité et la liberté de son regard, et sa manière de faire surgir les grandes questions politiques et sociales à partir de vies ordinaires.

Sylvie appartient à cette génération de pionnières qui, à partir des années 1970, ont contribué à renouveler le documentaire québécois. Son œuvre, attentive aux tensions de son époque et surtout à celles et ceux qui la traversent, continue d’éclairer la nôtre.

Lorsque j’ai vu Chronique d’un temps flou pour la première fois, à la fin des années 1990, j’étais moi-même au tout début de mon parcours. Je ne savais pas encore quels films j’allais faire, mais cette façon de regarder le monde m’inspirait. C’est une chose précieuse que certain·e·s cinéastes nous transmettent sans le savoir : la permission de chercher notre propre manière de faire du cinéma.
 
Merci, Sylvie, pour les films et pour la voie ouverte.

 

Pascale Ferland
Cinéaste, enseignante et programmatrice


  • English

    English

    1h29

    Langue : English
    Sous-titres : English
  • Français

    Français


    Langue : Français
  • Année 1988
  • Pays Québec
  • Durée 89
  • Producteur Les Productions Vent D'Est
  • Langue Français
  • Sous-titres Anglais
  • Résumé court Le portrait, les interrogations et les préoccupations de jeunes Québécois·e·s à la fin des années 80.
  • Programmateur Pascale Ferland|Cinéaste;
  • Ordre 3
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-10-16

Le temps creuse-t-il une distance inéluctable entre les générations? À travers ce film, la cinéaste Sylvie Groulx, jeune baby-boomer âgée de 35 ans en 1988, mesure l’écart qui la sépare d’un groupe de jeunes issus de la génération « X », alors dans la vingtaine. Différentes thématiques sont abordées comme le chômage, le capitalisme, la politique et le féminisme. Portés par le regard de la cinéaste, nous suivons les amours, les rêves et les désillusions des jeunes protagonistes qui peinent à se projeter dans l’avenir. Au cœur de leurs questionnements se forgent leurs visions du monde et leur goût d’atteindre un certain idéal. Se révèlent alors progressivement les contradictions et les élans de cette jeunesse d’une décennie révolue. « Plus vous regardez loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur », disait Churchill.

 

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Depuis l’écriture de ces lignes en 2020, Sylvie nous a quitté·e·s. Je repense souvent à ce film qui m’a profondément marquée par la proximité et la liberté de son regard, et sa manière de faire surgir les grandes questions politiques et sociales à partir de vies ordinaires.

Sylvie appartient à cette génération de pionnières qui, à partir des années 1970, ont contribué à renouveler le documentaire québécois. Son œuvre, attentive aux tensions de son époque et surtout à celles et ceux qui la traversent, continue d’éclairer la nôtre.

Lorsque j’ai vu Chronique d’un temps flou pour la première fois, à la fin des années 1990, j’étais moi-même au tout début de mon parcours. Je ne savais pas encore quels films j’allais faire, mais cette façon de regarder le monde m’inspirait. C’est une chose précieuse que certain·e·s cinéastes nous transmettent sans le savoir : la permission de chercher notre propre manière de faire du cinéma.
 
Merci, Sylvie, pour les films et pour la voie ouverte.

 

Pascale Ferland
Cinéaste, enseignante et programmatrice


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    Durée : 1h29
    Langue : English
    Sous-titres : English
    1h29
  • Français

    Français


    Langue : Français
  • Année 1988
  • Pays Québec
  • Durée 89
  • Producteur Les Productions Vent D'Est
  • Langue Français
  • Sous-titres Anglais
  • Résumé court Le portrait, les interrogations et les préoccupations de jeunes Québécois·e·s à la fin des années 80.
  • Programmateur Pascale Ferland|Cinéaste;
  • Ordre 3
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-10-16

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