Rafik, Solace, Rahat, Jessica et Adonay ont six ans et habitent Parc-Extension, un quartier multiethnique au cœur de Montréal. Ce sont les élèves de Madame Lise. Pendant toute une année scolaire, la réalisatrice Sylvie Groulx observe leurs apprentissages et les regarde vivre.
| Réalisateur | Sylvie Groulx |
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Vous souvenez-vous de votre première année? Je me souviens du premier jour où notre enseignant Richard nous avait donné à chacun un magazine jeunesse et nous avait annoncé que d’ici la fin de l’année scolaire, nous allions être en mesure de lire toutes ces pages. Je n’en croyais pas mes yeux. Apprendre à lire, quel émerveillement. C’est d’ailleurs ce qu’affirme l’enseignante de La classe de Madame Lise : « Ce que j'aime de la première année, c'est la découverte de la lecture. J'ai le privilège d'assister à ce moment important de leur vie. »
Et dans la classe de Madame Lise, apprendre à lire prend une dimension d’autant plus intéressante que la majorité des enfants de sa classe n’ont pas le français comme langue maternelle. À l’école Barthélemy-Vimont, au moment du tournage, on dénombrait 80 origines différentes et une trentaine de langues! Une langue à l’école et une langue – tamoul, arabe, créole, ourdou – à la maison : ça cogite dans ces têtes de six-sept ans. Sylvie Groulx disait qu’elle remarquait que les enfants n’affichaient aucune animosité face à l’origine ou la religion de l’autre. Après tout, quand on grandit à Parc-Extension à Montréal, c’est notre quotidien.
La classe de Madame Lise nous permet de retrouver dans les yeux de Rafik, Solace et Rahat l'étincelle de cet âge où les choses commencent à prendre sens : d’abord les lettres, puis les syllabes et les phrases. Puis, les chiffres, la logique. Sans oublier les interactions sociales. Dans la lentille du directeur photo Michel La Veaux, dix-neuf petites personnalités se révèlent au fil d’une année scolaire : tantôt gênées, tantôt leaders. Et c’est un plaisir de les voir évoluer.
Visionner ce film est certainement une façon d’honorer la cinéaste Sylvie Groulx et partager avec elle un regard attendri sur l’enfance grouillante et universelle.
Christine Chevarie
Cinéaste

Vous souvenez-vous de votre première année? Je me souviens du premier jour où notre enseignant Richard nous avait donné à chacun un magazine jeunesse et nous avait annoncé que d’ici la fin de l’année scolaire, nous allions être en mesure de lire toutes ces pages. Je n’en croyais pas mes yeux. Apprendre à lire, quel émerveillement. C’est d’ailleurs ce qu’affirme l’enseignante de La classe de Madame Lise : « Ce que j'aime de la première année, c'est la découverte de la lecture. J'ai le privilège d'assister à ce moment important de leur vie. »
Et dans la classe de Madame Lise, apprendre à lire prend une dimension d’autant plus intéressante que la majorité des enfants de sa classe n’ont pas le français comme langue maternelle. À l’école Barthélemy-Vimont, au moment du tournage, on dénombrait 80 origines différentes et une trentaine de langues! Une langue à l’école et une langue – tamoul, arabe, créole, ourdou – à la maison : ça cogite dans ces têtes de six-sept ans. Sylvie Groulx disait qu’elle remarquait que les enfants n’affichaient aucune animosité face à l’origine ou la religion de l’autre. Après tout, quand on grandit à Parc-Extension à Montréal, c’est notre quotidien.
La classe de Madame Lise nous permet de retrouver dans les yeux de Rafik, Solace et Rahat l'étincelle de cet âge où les choses commencent à prendre sens : d’abord les lettres, puis les syllabes et les phrases. Puis, les chiffres, la logique. Sans oublier les interactions sociales. Dans la lentille du directeur photo Michel La Veaux, dix-neuf petites personnalités se révèlent au fil d’une année scolaire : tantôt gênées, tantôt leaders. Et c’est un plaisir de les voir évoluer.
Visionner ce film est certainement une façon d’honorer la cinéaste Sylvie Groulx et partager avec elle un regard attendri sur l’enfance grouillante et universelle.
Christine Chevarie
Cinéaste
Français