Un film inachevé se transmet d'un ami à un autre. Le dialogue entre eux prend la forme d'un voyage traversé par l'éclosion de la Great Eastern Brood X (une couvée de cigales périodiques émergeant prophétiquement tous les 17 ans aux États-Unis), invoquant à la fois le reflet d’un présent post-pandémique et de notre avenir commun. Un road movie composé d'un chœur de voix (humaines et non humaines), de mises en garde de l'histoire, du pouvoir de la nature et de celui de la renaissance.
| Réalisateurs | Matthew Wolkow, Matthew Wolkow, Jean-Jacques Martinod, Jean-Jacques Martinod |
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Chants de l'Est est un film de correspondance, au double sens du mot : épistolaire et voyageur. Dès les premières images, un dialogue s'installe entre les deux cinéastes. L'un tient la caméra, l'autre tisse le montage, et ce dialogue se prolonge, s'étire, comme autant de haltes au fil de la route. Entre les rencontres, les témoignages, les liens qui se nouent à mesure que les cigales émergent. Entre, aussi, les gestes formels que le duo s'autorise.
En tissant de subtils liens philosophiques entre leur sujet et leur processus de création, Wolkow et Martinod laissent à la nature sa juste place. Celle-ci, peu à peu, finit par prendre le dessus. Sur le son, sur l'image, sur les coïncidences qui transformeront certain·e·s participant·e·s en véritables complices artistiques. C'est ce hasard-là, presque un destin, qui pousse le duo vers une forme de liberté : celle de rendre visibles les liens, humains et vivants, qui ont permis au film d'exister.
Un véritable tour de force d'artisanat et de débrouillardise, qui enchantera quiconque se laisse toucher par la création et, bien sûr, par les cigales.
Charles Duquet
Cinéaste et Coordonnateur du développement des publics
Rendez-vous Québec Cinéma

Chants de l'Est est un film de correspondance, au double sens du mot : épistolaire et voyageur. Dès les premières images, un dialogue s'installe entre les deux cinéastes. L'un tient la caméra, l'autre tisse le montage, et ce dialogue se prolonge, s'étire, comme autant de haltes au fil de la route. Entre les rencontres, les témoignages, les liens qui se nouent à mesure que les cigales émergent. Entre, aussi, les gestes formels que le duo s'autorise.
En tissant de subtils liens philosophiques entre leur sujet et leur processus de création, Wolkow et Martinod laissent à la nature sa juste place. Celle-ci, peu à peu, finit par prendre le dessus. Sur le son, sur l'image, sur les coïncidences qui transformeront certain·e·s participant·e·s en véritables complices artistiques. C'est ce hasard-là, presque un destin, qui pousse le duo vers une forme de liberté : celle de rendre visibles les liens, humains et vivants, qui ont permis au film d'exister.
Un véritable tour de force d'artisanat et de débrouillardise, qui enchantera quiconque se laisse toucher par la création et, bien sûr, par les cigales.
Charles Duquet
Cinéaste et Coordonnateur du développement des publics
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