En suivant les Baisanos, partisan·e·s passionné·e·s du Club Deportivo Palestino – équipe de football chilienne de première division fondée en 1920 –, ce film donne à entendre deux narrateurs qui incarnent respectivement le Chili et la Palestine et s’interrogent sur l’identité, le sens du retour vers la terre d’origine et les multiples façons d’y parvenir. Ainsi, le lien entre deux territoires éloignés émerge au sein d’un espace de célébration, où le rêve de la victoire crée un avenir possible.
| Réalisateurs | Andrés Khamis Giacoman, Francisca Khamis Giacoman |
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Migration, identité, mobilisation, résistance… le champ lexical politique est profondément imbriqué au terrain sportif, malgré sa prétention apolitique pacifiste. Si les luttes de pouvoir traversent parfois leur passe-temps favori sans qu’iels n’en soient trop conscient·e·s – l’adage ne veut-il pas que la politique s’occupe de nous qu’on s’en occupe ou pas? - il arrive que les partisan·e·s de clubs prennent à bras le corps et mettent de l’avant la dimension politique de leur ferveur sportive.
L’incursion dans le groupe de supporteur·trice·s Baisanos que nous offre le film de Francisca et Andrés Khamis Giacoman permet de prendre la pleine mesure de la charge identitaire portée par le Club Deportivo Palestino. Domicilié à Santiago et actif en première division du championnat professionnel de football chilien, le club fut fondé par des exilé·e·s palestinien·ne·s en 1920. Véhicule d’expression de la diaspora palestinienne, le club rayonne hors de l’Amérique latine, en particulier en Palestine, Yaser Arafat étant même intervenu pour assurer la survie du club qui traversait des difficultés économiques au début des années 2000.
« Gaza resiste, Palestina existe! ». Le film nous plonge dans le rapport affectif des partisan·e·s dont le club porte la mémoire d’un parcours migratoire, maintenant le rêve du retour vivace. À travers une narration poético-philosophique qui accompagne les images captant la puissance symbolique des lieux, des symboles et des chants méticuleusement préparés par les fervents supporteur·trice·s, on explore cette relation entre le Chili et la Palestine qui se conjugue sur le terrain et dans les tribunes. C’est donc le passé et le présent qui se rencontrent au stade La Cisterna, domicile du club, dessinant une certaine vision de l’avenir. Baisanos nous montre que le sport est un espace de transmission identitaire où victoires et défaites subliment des luttes mémorielles et des solidarités transnationales.
Mathieu Boivin-Chouinard
Historien du sport et enseignant

Migration, identité, mobilisation, résistance… le champ lexical politique est profondément imbriqué au terrain sportif, malgré sa prétention apolitique pacifiste. Si les luttes de pouvoir traversent parfois leur passe-temps favori sans qu’iels n’en soient trop conscient·e·s – l’adage ne veut-il pas que la politique s’occupe de nous qu’on s’en occupe ou pas? - il arrive que les partisan·e·s de clubs prennent à bras le corps et mettent de l’avant la dimension politique de leur ferveur sportive.
L’incursion dans le groupe de supporteur·trice·s Baisanos que nous offre le film de Francisca et Andrés Khamis Giacoman permet de prendre la pleine mesure de la charge identitaire portée par le Club Deportivo Palestino. Domicilié à Santiago et actif en première division du championnat professionnel de football chilien, le club fut fondé par des exilé·e·s palestinien·ne·s en 1920. Véhicule d’expression de la diaspora palestinienne, le club rayonne hors de l’Amérique latine, en particulier en Palestine, Yaser Arafat étant même intervenu pour assurer la survie du club qui traversait des difficultés économiques au début des années 2000.
« Gaza resiste, Palestina existe! ». Le film nous plonge dans le rapport affectif des partisan·e·s dont le club porte la mémoire d’un parcours migratoire, maintenant le rêve du retour vivace. À travers une narration poético-philosophique qui accompagne les images captant la puissance symbolique des lieux, des symboles et des chants méticuleusement préparés par les fervents supporteur·trice·s, on explore cette relation entre le Chili et la Palestine qui se conjugue sur le terrain et dans les tribunes. C’est donc le passé et le présent qui se rencontrent au stade La Cisterna, domicile du club, dessinant une certaine vision de l’avenir. Baisanos nous montre que le sport est un espace de transmission identitaire où victoires et défaites subliment des luttes mémorielles et des solidarités transnationales.
Mathieu Boivin-Chouinard
Historien du sport et enseignant
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