Volleyball


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Une œuvre fantaisiste sur le volleyball, tourné en octobre 1965, lors du match livré à Montréal entre les équipes olympiques américaine et soviétique. 



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Denys Arcand

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La guerre froide n’est pas devenue chaude parce que les affrontements entre les deux superpuissances sont restés symboliques. Le cinéma comme le sport ont été des terrains d’affrontement, faisant de ce film aux apparences anodines un objet particulièrement intéressant pour réfléchir à la rivalité des blocs communistes et capitalistes. Perçue par un Canadien – Québécois de surcroît  –, l’affrontement entre athlètes soviétiques et américains prend donc encore une autre perspective, un peu en contre-champ des deux blocs principaux.

Les effets sonores et visuels contribuent à accentuer la connotation militariste des attaques et des défenses des deux côtés de la frontière du filet, sorte de rideau de fer qui sépare clairement les camps. Sans narration, le film nous prend tout de même à témoin de cette guerre qui se jouait jusque sur l’arène inoffensive d’un terrain de volleyball. Mais la perspective n’est pas si dichotomique. Le simple fait que l’événement soit en terrain relativement neutre, les matchs étant tenus à Montréal, questionne indirectement l’allégeance canadienne et québécoise au bloc capitaliste. En effet, le Canada cherche sa place dans l’ordre international : au fédéral, Pearson tente de positionner le pays comme une puissance moyenne et pacifiste. Au provincial, le Québec en pleine Révolution tranquille cherche la voie de sa modernité. C’est ainsi que l’alliance avec les voisins du Sud a ses limites et que l’URSS ne suscite pas que répulsion.

Il faut encore ajouter que la détente (1963-1975) était une époque où le sport jouait un rôle d’apaisement, devenant un terrain de rencontre fraternelle entre athlètes incarnant des systèmes antagoniques. En ce sens, c’est aussi sur les fraternisations entre athlètes qu’Arcand braque sa caméra. D’une sublimation de la guerre, le sport devient un espace de compréhension mutuelle, à travers le rideau… ou le filet!

 

Mathieu Boivin-Chouinard
Historien du sport et enseignant


  • Français

    Français

    10 mn

    Langue : Français
  • English

    English

    10 mn

    Langue : English
  • Année 1966
  • Pays Québec
  • Durée 10
  • Producteur ONF / NFB
  • Langue Sans dialogues
  • Résumé court Une œuvre fantaisiste sur le volleyball, tourné en octobre 1965, lors du match livré à Montréal entre les équipes olympiques américaine et soviétique. 
  • Ordre 4
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-07-17

La guerre froide n’est pas devenue chaude parce que les affrontements entre les deux superpuissances sont restés symboliques. Le cinéma comme le sport ont été des terrains d’affrontement, faisant de ce film aux apparences anodines un objet particulièrement intéressant pour réfléchir à la rivalité des blocs communistes et capitalistes. Perçue par un Canadien – Québécois de surcroît  –, l’affrontement entre athlètes soviétiques et américains prend donc encore une autre perspective, un peu en contre-champ des deux blocs principaux.

Les effets sonores et visuels contribuent à accentuer la connotation militariste des attaques et des défenses des deux côtés de la frontière du filet, sorte de rideau de fer qui sépare clairement les camps. Sans narration, le film nous prend tout de même à témoin de cette guerre qui se jouait jusque sur l’arène inoffensive d’un terrain de volleyball. Mais la perspective n’est pas si dichotomique. Le simple fait que l’événement soit en terrain relativement neutre, les matchs étant tenus à Montréal, questionne indirectement l’allégeance canadienne et québécoise au bloc capitaliste. En effet, le Canada cherche sa place dans l’ordre international : au fédéral, Pearson tente de positionner le pays comme une puissance moyenne et pacifiste. Au provincial, le Québec en pleine Révolution tranquille cherche la voie de sa modernité. C’est ainsi que l’alliance avec les voisins du Sud a ses limites et que l’URSS ne suscite pas que répulsion.

Il faut encore ajouter que la détente (1963-1975) était une époque où le sport jouait un rôle d’apaisement, devenant un terrain de rencontre fraternelle entre athlètes incarnant des systèmes antagoniques. En ce sens, c’est aussi sur les fraternisations entre athlètes qu’Arcand braque sa caméra. D’une sublimation de la guerre, le sport devient un espace de compréhension mutuelle, à travers le rideau… ou le filet!

 

Mathieu Boivin-Chouinard
Historien du sport et enseignant


  • Français

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    Durée : 10 minutes
    Langue : Français
    10 mn
  • English

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    Durée : 10 minutes
    Langue : English
    10 mn
  • Année 1966
  • Pays Québec
  • Durée 10
  • Producteur ONF / NFB
  • Langue Sans dialogues
  • Résumé court Une œuvre fantaisiste sur le volleyball, tourné en octobre 1965, lors du match livré à Montréal entre les équipes olympiques américaine et soviétique. 
  • Ordre 4
  • TLF_Applismb 1
  • Date édito 2026-07-17

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