_À hauteur d'homme_ est la chronique cinématographique des dernières semaines du gouvernement de Bernard Landry. Comités stratégiques, réunions à huis clos, rencontres de cabinet... Ce documentaire nous plonge dans l’univers intime du 28e premier ministre du Québec et offre un accès d’une proximité exceptionnelle aux coulisses de sa dernière campagne électorale. Une allégorie contemporaine sur l'exercice du pouvoir réalisée par un maître du cinéma documentaire québécois Jean-Claude Labrecque.
| Réalisateur | Jean-Claude Labrecque |
| Acteur | Naomie Décarie-Daigneault |
| Partager sur |
En 2003, Bernard Landry accepte que Jean-Claude Labrecque, l’un de nos plus grands documentaristes, le suive pendant sa campagne électorale. Malgré les risques qu’une telle autorisation implique, le premier ministre sortant du Québec offre au cinéaste et à son équipe un accès privilégié à son autobus de tournée et aux coulisses de ses réunions d’équipe et points de presse. Il en résulte un portrait de Landry qui fait la part belle autant à sa grande érudition qu’à son côté plus accessible, révélé entre autres par une utilisation bien sentie de quelques jurons.
En visionnant le film de Labrecque, l’acharnement médiatique à l’endroit de Landry, que l’on disait colérique et hautain, saute aux yeux. Durant cette campagne, les journalistes ont manifestement tenté de le faire sortir de ses gonds en le questionnant sans relâche à propos d’un commentaire de Jacques Parizeau, puis au sujet d’un hypothétique référendum sur l’indépendance. On connaît la suite : le PLQ de Jean Charest obtiendra une majorité de sièges et formera le gouvernement jusqu’en 2012. Si la grandeur d’une femme ou d’un homme d’État se mesure à sa rigueur, à son intégrité et à sa droiture, À hauteur d’homme prouve hors de tout doute celle de Bernard Landry.
Jean-Philippe Desrochers
Critique
En 2003, Bernard Landry accepte que Jean-Claude Labrecque, l’un de nos plus grands documentaristes, le suive pendant sa campagne électorale. Malgré les risques qu’une telle autorisation implique, le premier ministre sortant du Québec offre au cinéaste et à son équipe un accès privilégié à son autobus de tournée et aux coulisses de ses réunions d’équipe et points de presse. Il en résulte un portrait de Landry qui fait la part belle autant à sa grande érudition qu’à son côté plus accessible, révélé entre autres par une utilisation bien sentie de quelques jurons.
En visionnant le film de Labrecque, l’acharnement médiatique à l’endroit de Landry, que l’on disait colérique et hautain, saute aux yeux. Durant cette campagne, les journalistes ont manifestement tenté de le faire sortir de ses gonds en le questionnant sans relâche à propos d’un commentaire de Jacques Parizeau, puis au sujet d’un hypothétique référendum sur l’indépendance. On connaît la suite : le PLQ de Jean Charest obtiendra une majorité de sièges et formera le gouvernement jusqu’en 2012. Si la grandeur d’une femme ou d’un homme d’État se mesure à sa rigueur, à son intégrité et à sa droiture, À hauteur d’homme prouve hors de tout doute celle de Bernard Landry.
Jean-Philippe Desrochers
Critique
Français